Étude de marché · France & benchmark international · septembre 2026

Économie de la ménopause

Synthèse initiale de 56 sources et huit recherches complémentaires du 11/09/2026 · chaque chiffre renvoie à sa source · les estimations sont signalées

Sommaire
La thèse en une phrase

La ménopause n'a pas besoin d'une app de plus. Elle a besoin de quelqu'un qui organise le parcours, au moment où la France vient de le rembourser.

Le marché français est réel mais sous-monétisé, le suivi des symptômes devient gratuit avec iOS 27, et la valeur se déplace vers ce que personne n'outille encore : reconnaître ses symptômes, préparer la consultation remboursée depuis avril 2026, obtenir le bon traitement et le suivre. L'app mobile imaginée en janvier reste utile comme interface de ce parcours, pas comme produit en soi.

Femmes de 45 à 65 ans en France
9,3 M
stable jusqu'en 2035
Femmes de 45-60 ans sous THM
4,4 %
+24 % d'utilisatrices depuis 2022
Cœur produits ménopause France estimation
65–160 M€
3,6 à 8,7 fois moins par femme qu'au Royaume-Uni
Gynécologues médicaux
1 807
22 jours de délai médian ; 9 départements sans aucun

Les six constats qui structurent la décision

1Le marché ne grossira pas par la démographie mais par le recours. 9,3 M de femmes de 45 à 65 ans aujourd'hui comme en 2035. Ce qui bouge : le THM remonte (+24 % depuis 2022), la consultation ménopause est prise en charge à 100 % depuis avril 2026, et l'Assurance maladie écrit aux femmes de 40 à 55 ans. Parcours de soin →
2La France dépense trois à neuf fois moins par femme que le Royaume-Uni. Pas de rayon ni de label, une pharmacie qui verrouille la catégorie, aucune allégation autorisée pour les compléments. Notre estimation du cœur produits : 65 à 160 M€ par an. Taille du marché →
3Le goulot est le prescripteur, pas l'information. 1 807 gynécologues médicaux, qui initient la moitié des THM ; des sages-femmes qui ne peuvent pas le prescrire ; 47 % des répondantes de l'enquête Rist sans aucun accompagnement.
4Le suivi des symptômes devient gratuit. Flo, Oura, Natural Cycles et, le 14 septembre 2026, Apple avec iOS 27 intègrent la périménopause et l'export pour le médecin. Omena tient la France, Balance le Royaume-Uni, et 75 clones sont sortis cette année sur l'App Store français. Numérique →
5L'argent va au soin et aux employeurs, pas aux apps. En Europe, les seuls spécialistes dont les comptes sont positifs sont une clinique avec une app en porte d'entrée et une plateforme vendue aux employeurs. En France, aucun tour ménopause au-dessus d'un million d'euros ; le concurrent le mieux capitalisé arrive des États-Unis par la télésanté (Hims & Hers via ZAVA). Économie →
6Ce que les femmes demandent : être crues, être bien soignées, ne pas se faire avoir. Périménopause niée, THM refusé par peur du cancer, compléments achetés en série et abandonnés, paiement révélé après un long questionnaire. Ce qu'elles récompensent : l'accès à de vrais soignants et un rapport à apporter au médecin. Voix des femmes →
Verdict sur la piste « app mobile »

Non comme app compagnon grand public autonome : conversion payante autour de 2 %, place française prise par Omena, suivi absorbé par Apple, et 20 recherches Google par mois pour « application ménopause ».

Oui comme interface d'un parcours d'orientation : préparer la consultation, obtenir un rapport lisible par le soignant, suivre l'effet du traitement, et être orientée vers des praticiens formés.

La piste recommandée

Un parcours « symptômes → consultation → traitement » en français, financé d'abord par une audience éditoriale à caution médicale, puis vendu aux mutuelles comme outil de prévention, avec l'option d'un programme remboursable plus tard (le modèle allemand rembourse déjà deux apps ménopause).

Matrice des opportunités et plan de validation →

Une fenêtre qui se referme. Trois échéances rapprochées : iOS 27 le 14 septembre 2026, les Assises nationales de la ménopause le 18 octobre 2026 (prescription par les sages-femmes, label employeurs), et l'arrivée probable de Hims & Hers en France via ZAVA.
Voix des femmes

Être crue, être bien dosée, ne pas se ruiner

Environ 95 citations des forums français, 2 255 avis d'apps et les sondages publiés dessinent le même tableau : la souffrance n'est pas le manque d'information, c'est de ne pas être prise au sérieux, puis de se débrouiller seule entre médecins réticents, pharmacie et achats décevants.

Préménopausées qui trouvent les symptômes difficiles à identifier
44 %
37 % estiment manquer d'information
Cachent leurs symptômes dans la sphère privée
28 %
contre 20 % en 2019
Favorables à une consultation gratuite à 45 ans
90 %
des Français ; gynécologue préféré à 91 %
Cachent leurs symptômes au travail
25 %
par peur de discrimination

Les douleurs, par intensité

DouleurIntensitéCe qu'elles en disentCe que ça implique
Périménopause niéeForte
« Mes oestrogènes sont très bas mais ça ne dérange personne! Je suis finalement passée aux antidépresseurs malheureusement ! »Doctissimo, 2018, 38 ans
Aider à relier les symptômes et à arriver chez le médecin avec des faits
THM refusé ou mal doséForte
« Beaucoup de medecin se couvrent et n en donnent pas,(il faut une excuse etc) »Doctissimo, février 2026
Orienter vers des praticiens formés, suivre l'effet et les ajustements
Nuits détruitesForte
« C'est tous les 15 minutes. J'ai fini par chronométré. »Doctissimo, 2022, périménopause
Symptôme le plus concret, porte d'entrée produit (sommeil, textile)
Brouillard mentalForte
« Est ce que ce ne serait pas les prémices de l'Alzheimer? »Doctissimo, 2016
Rassurer par l'explication, un besoin que les institutions couvrent mal
Compléments chers et décevantsForte
« çà m'a juste dégonflé le porte monnaie...Aucun résultat ! »Doctissimo, sur Ménophytea
Place pour un comparatif honnête, avec niveau de preuve affiché
Attente pour un gynécologueMoyenne
« Car c'était 3 ou 4 mois d'attente. »Doctissimo, 2022
La consultation de 2026 chez le généraliste ou la sage-femme change la donne
Sexualité, coupleMoyenne
« Il y a une limite physiologique dont personne, mais alors personne ne parle !! »Doctissimo, 2023
Sujet tabou, forte intention d'achat discrète (soins intimes)
Apps qui piègentMoyenne
« Cette application est payante. Ça serait bien de l'indiquer clairement et non au bout d'une demi-heure de paramétrage. »Google Play, Omena, 1★, 2024
Prix affiché d'emblée, mensuel possible, données exportables

Forums Doctissimo et Journal des Femmes (beaucoup de messages forts datent de 2005-2012, chaque thème a des messages de 2020-2026) ; avis App Store et Google Play relevés le 11/09/2026.

Quatre profils observés

La périménopausée non reconnue, 40-48 ans

Anxiété, palpitations, sommeil haché, analyses « normales ». On lui parle de stress, de burn-out, d'antidépresseurs. Elle cherche sur Google « 35 symptômes de la préménopause » (environ 7 000 recherches par mois pour ce format).

Elle veut : un nom sur ce qu'elle vit et quelqu'un qui la croit. C'est le segment qui monte (+17 % de recherches « perimenopause »).

La patiente en errance thérapeutique, 48-58 ans

THM refusé (antécédent familial, gynécologue « contre »), ou prescrit en dose standard puis mal toléré. Change de médecin, ajuste ses doses seule, chasse l'Estreva en rupture de pharmacie en pharmacie.

Elle veut : un praticien formé et un suivi. 51 % des THM sont initiés par des gynécologues libéraux, rares et saturés.

La salariée qui tient, 45-59 ans

87 % gênées au travail, 93 % n'en parlent jamais à leur manager, 4 % quittent leur emploi. Sommeil, concentration, bouffées en réunion.

Elle veut : de la discrétion et des solutions rapides. Acheteur indirect : employeur, mutuelle.

La « naturelle d'abord », déçue

Refuse ou redoute les hormones, essaie sauge, soja, Sérélys, Manhaé à 15-40 € la cure, puis abandonne. Tape « traitement ménopause naturel » (2 400 recherches par mois, en baisse).

Elle veut : savoir ce qui marche vraiment. Cible naturelle d'un comparatif indépendant.

Ce qu'elles bricolent aujourd'hui
  • Chercher le THM en rupture sur quellepharmacie.fr, appeler les pharmacies une à une, passer d'Estreva à Oestrodose.
  • Changer de médecin, ne pas mentionner un antécédent familial, aller voir un endocrinologue, se faire soigner en Belgique.
  • Ajuster seule ses doses ; suivre un blog de gynécologue comme référence.
  • Noter ses symptômes sur papier ; venir sur le forum « parce que ça fait du bien ».
  • Serviettes éponge sur la chaise, pyjamas de rechange, éventail, literie sans synthétique.

Chaque contournement est une fonctionnalité en creux : disponibilité des traitements, annuaire de praticiens formés, journal lisible par le soignant, communauté modérée.

Opportunités

Huit pistes notées, une combinaison recommandée

Chaque piste est notée de 1 à 5 sur cinq critères : intensité de la douleur, accès à la cliente, monétisation, défendabilité, faisabilité pour une petite équipe tech sans laboratoire ni capital pharmaceutique. Les notes résument les chapitres précédents ; elles se discutent.

PisteDouleurAccèsMonétisationDéfendabilitéFaisabilitéTotalVerdict
Parcours « symptômes → consultation → traitement »5334419Cœur de la reco
Média éditorial à caution médicale4423518Moteur d'acquisition
Programme thérapeutique remboursable (type DiGA)4345117Étape 3, sur preuve
Clinique virtuelle ménopause5343116Partenariat plutôt que construire
Commerce de confiance par symptôme4332315En affiliation
Offre employeurs4233315Via les mutuelles
App compagnon grand public (MenoWell)4211513Pas seule
Produit physique (froid, sommeil, intime)3332213Hors cœur

Accès : existence d'un canal mesuré (recherche Google, prescripteurs, mutuelles). Monétisation : repères publiés (2 % de conversion en app, 780 €/an en remboursement anticipé, 490-599 € par trimestre en Allemagne).

La combinaison recommandée, en trois étapes

0 – 6 mois
Audience et outil gratuit
  • Contenus à caution médicale sur les requêtes prenables : périménopause, sueurs nocturnes, sécheresse vaginale, prise de poids, compléments.
  • Outil web « préparer ma consultation » : journal, questionnaire validé, rapport PDF lisible par le soignant, sans interprétation (hors dispositif médical).
  • Newsletter et communauté modérée pour ne pas dépendre de Google.

Coût : léger (contenu, HDS 150-800 €/mois, conformité 15-40 k€).

6 – 18 mois
Orientation et premiers revenus
  • Annuaire de praticiens formés (généralistes, gynécologues, sages-femmes) et orientation vers la consultation remboursée.
  • Vente aux mutuelles comme outil de prévention santé féminine : Harmonie et MGEN testent déjà des services similaires.
  • Comparatifs de produits avec niveau de preuve affiché, en affiliation.
  • App mobile en interface du parcours, avec lecture des données Apple Santé.

Repère : 2 à 5 € par an et par assurée de 45-64 ans sur un portefeuille d'un million, soit 2 à 5 M€ par contrat estimation

18 – 36 mois
Preuve et remboursement
  • Programme thérapeutique (TCC bouffées de chaleur et sommeil) en dispositif médical classe I, avec étude sur environ 100 patientes.
  • Allemagne d'abord : deux apps ménopause remboursées en 2026 (490 et 598,95 €).
  • France ensuite : prise en charge anticipée plafonnée à 780 € par an.

Budget : 300 à 800 k€, 24 à 36 mois estimation

Ce qu'il faut valider avant d'investir

TestCommentSeuil de réussite proposé
Le besoin de préparer la consultation20 entretiens de femmes de 42 à 58 ans, dont 10 en périménopauseAu moins 12 décrivent une consultation ratée faute de préparation
La valeur du rapport pour les soignantsPrototype de rapport montré à 5 médecins et 5 sages-femmesAu moins 7 sur 10 disent qu'il leur ferait gagner du temps
La capacité à capter l'audience5 contenus sur les requêtes prenables, suivis 3 moisTop 10 sur 2 requêtes ; 3 % d'inscription newsletter
L'appétit des mutuellesRendez-vous avec 3 mutuelles (prévention santé féminine)Un pilote gratuit ou payant accepté
Le statut réglementaireRédaction de la finalité avec un consultantPérimètre « bien-être » confirmé pour l'étape 1
Le signal politiqueSuivre les Assises du 18 octobre 2026Prescription par les sages-femmes, label « Engagement Ménopause »
Pourquoi cette combinaison. Elle se place en aval de ce qu'Apple rend gratuit, elle s'appuie sur le seul point d'entrée remboursé du parcours, elle reste économe en capital dans un écosystème où les tickets européens dépassent rarement 2 M€, et elle exploite le profil de l'équipe (IA, agents, produit) sur ce qui compte : un parcours sourcé, sécurisé, avec des garde-fous et des partenaires, plutôt qu'un chatbot générique.
Risques

Ce qui peut faire échouer la piste recommandée

Classés par probabilité. La plupart ne se traitent pas par la technique mais par le positionnement : ce qu'on promet, à qui on vend, et qui garantit le contenu.

RisqueProbabilitéImpactParade
Le suivi des symptômes devient gratuit (Apple, Flo, Oura, Natural Cycles)CertaineÉlevéNe jamais vendre le suivi ; lire les données Apple Santé et se placer en aval : orientation, traitement, parcours français
La monétisation grand public reste faibleCertaineÉlevéRevenus par les mutuelles et l'affiliation ; gratuit pour les femmes ; prix affiché d'emblée si abonnement
Méfiance et « pinkwashing »ÉlevéeÉlevéComité médical visible, niveau de preuve affiché, aucune promesse de guérison
Glissement vers le dispositif médical (scores, recommandations, IA)ÉlevéeMoyenFinalité rédigée avant de développer ; classe I planifiée à l'étape 3
Dépendance à Google (résumés IA sur 11 pages de résultats sur 12)ÉlevéeMoyenNewsletter, communauté, recommandations des soignants
Arrivée de Hims & Hers en France via ZAVAMoyenneÉlevéSe différencier par le parcours remboursé français et les praticiens locaux ; rester partenaire possible
Omena élargit vers l'orientationMoyenneMoyenAller plus vite sur la consultation 2026 et les soignants ; Omena est centrée sur le contenu et le B2B
Les mutuelles achètent lentementMoyenneMoyenPilotes gratuits alignés sur le renouvellement des contrats au 1er janvier ; offre santé féminine au sens large
Données de santé (CNIL, HDS)MoyenneÉlevéHébergement certifié dès le départ, aucun SDK publicitaire, export et suppression en un clic
La politique publique change de capFaibleMoyenLa ministre de la Santé est l'autrice du rapport ; suivre les Assises d'octobre 2026
Sources & méthode

D'où viennent les chiffres, et ce qu'on ne sait pas

Méthode
  • Point de départ : la synthèse consolidée de 56 sources fournie en entrée, centrée monde, États-Unis et Royaume-Uni.
  • Huit recherches complémentaires le 11/09/2026 : démographie et soins en France, produits et distribution, numérique, réglementation, employeurs et mutuelles, voix des femmes, économie et levées, demande de recherche.
  • Mesures propres : notes et prix des apps (API iTunes, Google Play), ~2 255 avis d'apps, ~95 citations de forums, 2 443 requêtes Google via DataForSEO (1 731 intentions après regroupement des variantes), pages de résultats, Google Trends, Shopping, YouTube et Maps via SerpApi.
  • Estimations : signalées par l'étiquette estimation, avec leur calcul dans le texte.
  • Les dossiers de recherche détaillés sont dans business-analysis/menopause/_research/.
Corrections apportées à la synthèse initiale
  • « 87 % de symptômes sévères » : 87 % ont au moins un symptôme, 20 à 25 % des formes sévères.
  • « 17,2 M de femmes concernées » : ce sont toutes les femmes de 45 ans et plus ; la cible active est de 6,7 à 9,3 M.
  • « 2,5 % traitées » : exact sur les 45 ans et plus ; 4,4 % sur les 45-60 ans en 2025.
  • Anciennes fiches app : Omena existe, Balance a 27 162 notes, le marché des apps à 4,7 Md$ est à abandonner.
Ce qui n'a pas pu être trouvé
  • Une taille de marché française publiée par un panel (IQVIA, OpenHealth, Circana) : notre estimation la remplace.
  • Les prévalences françaises des troubles du sommeil, de l'humeur et de la sécheresse vaginale.
  • Le tarif et le code acte de la consultation ménopause ; son entrée en vigueur n'est confirmée que par la presse.
  • Les prix des offres ménopause pour employeurs, en France comme à l'étranger ; le coût d'acquisition en santé féminine.
  • Les résultats de l'étude France Stratégie sur le coût de la ménopause au travail.
  • Le chiffre d'affaires de Midi Health, d'Omena et de Vira Health.

Limites : le quota de recherche web de la session s'est épuisé en fin de collecte (certains points sont restés non vérifiés) ; plusieurs pages étaient derrière un captcha (rapport Rist complet, DARES) ; les citations de forums les plus fortes sont souvent anciennes ; une partie des avis App Store d'Omena et d'Ainoha paraît sollicitée.

Table des sources

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#SourceDocumentDateNature
Démographie & besoins

Une population stable en nombre, longue en durée

9,3 millions de femmes de 45 à 65 ans en 2026, et ce chiffre ne bougera pas d'ici 2035. Le marché ne grossira donc pas par la démographie : il grossira par le recours aux soins, aux produits et aux services, sur une transition qui dure de quelques mois à plus de dix ans.

Femmes de 45 à 65 ans (2026)
9,34 M
9,32 M projetées en 2035
Entrées en ménopause chaque année
400–500 k
âge moyen : 51 ans
Femmes en emploi de 45 à 59 ans
≈ 5,3 M
estimation à partir des taux d'emploi INSEE
Au moins un symptôme
87 %
dont 20 à 25 % de formes sévères
La transition sur l'échelle des âges
Repères moyens : la périménopause commence vers 47 ans, la ménopause se constate après 12 mois sans règles (51 ans en moyenne), les symptômes durent de quelques mois à plus de dix ans.

L'insuffisance ovarienne prématurée (avant 40 ans) touche 1 à 2 % des femmes ; elle est exclue de la consultation 45-65 ans et de la future recommandation HAS.

Les effectifs par tranche d'âge

Tranche d'âge2025202620302035Lecture
40-44 ans2 250 7022 243 4602 264 3242 201 426Futures périménopausées
45-49 ans2 109 0812 156 6072 266 7642 273 518+7,5 % d'ici 2030 : la périménopause gagne du poids
50-54 ans2 293 1832 255 2362 105 5852 257 209Creux de −8 % vers 2030
55-59 ans2 254 3012 254 6642 283 9532 094 406Postménopause précoce
60-64 ans2 225 0862 238 0652 229 3512 257 253Os, cœur, sphère urogénitale
45-65 ans9 311 9159 336 7329 337 4639 321 038Cible de la consultation remboursée
45 ans et plus17 364 29417 529 07418 075 34018 659 401Le « 17 millions » de la presse

Projections de population INSEE 2026, scénario central, sommes par tranche calculées par nos soins.

Deux chiffres à ne pas reprendre tels quels. Les « 17 millions de femmes concernées » cités partout désignent toutes les femmes de 45 ans et plus, 75 ans et plus compris : la cible active est de 6,7 M (45-59 ans) à 9,3 M (45-65 ans). Et la synthèse initiale parlait de « 87 % de symptômes sévères » : les sources primaires disent 87 % avec au moins un symptôme, 20 à 25 % avec des troubles sévères.

Des symptômes qui débordent largement les bouffées de chaleur

Part des femmes qui déclarent chaque symptôme
France quand la donnée existe (HAS) ; sinon enquête internationale de la Menopause Society ou étude de marché. Aucune prévalence française publiée pour le sommeil, l'humeur et la sécheresse vaginale.

Sources : HAS 2025 (bouffées vasomotrices, douleurs articulaires) ; Menopause Society, enquête internationale périménopause (fatigue, irritabilité, humeur, sommeil, anxiété) ; Grand View Research (sécheresse vaginale, 62 à 67 % selon les études citées).

Le poids caché : l'os

3,99 millions de personnes ostéoporotiques en France, dont 80 % de femmes ; 484 000 fractures de fragilité par an ; 6,98 Md€ de coût annuel. 79 % des femmes éligibles à un traitement n'en reçoivent pas.

C'est l'argument économique le plus solide auprès des payeurs publics.

Le poids visible : le travail

87 % des femmes ménopausées ont rencontré au moins une difficulté au travail liée à leurs symptômes, 25 % les ont cachés par peur de discrimination. 21 % ont déjà pris un arrêt maladie à cause d'eux.

Aucun chiffrage en euros du coût au travail n'existe en France ; France Stratégie a été saisie en 2025, sans résultat publié.

Soins & politique publique

Un parcours qui se débloque en 2026, freiné par le manque de prescripteurs

En dix-huit mois, trois choses ont changé : le rapport Rist (avril 2025), la consultation ménopause prise en charge à 100 % (avril 2026) et la remontée du traitement hormonal (+24 % depuis 2022). Le goulot d'étranglement reste l'offre de soins : 1 807 gynécologues médicaux, et des sages-femmes qui ne peuvent pas prescrire le THM.

Utilisatrices de THM en 2025
496 245
4,4 % des 45-60 ans, contre 6,6 % en 2012
Initiations de THM par un gynécologue
51 %
généralistes : 25 %
Gynécologues médicaux en activité
1 807
≈ 5 170 femmes de 45-65 ans chacun ; 9 départements sans aucun
Sans aucun accompagnement professionnel
47 %
enquête de la mission Rist, 2 149 répondantes (échantillon auto-sélectionné)
Part des femmes de 45 à 60 ans sous THM
Trois mesures EPI-PHARE sur les données exhaustives de l'Assurance maladie. Le tracé entre deux points n'est pas mesuré.

Pic d'avant 2002 (étude WHI) : 2 à 3 millions de femmes traitées, chiffre de source secondaire.

Délai médian pour un rendez-vous
Données Doctolib, 200 millions de consultations.

La consultation 2026 s'appuie donc sur les généralistes et les sages-femmes, plus disponibles mais non prescripteurs de THM pour les secondes.

La séquence politique

DateÉvénementCe que ça change pour le marché
9 avr. 2025Rapport Rist : 25 recommandations en trois axes (informer, soigner, travail)Feuille de route publique ; propose la prescription du THM par les sages-femmes formées
14 oct. 2025Réévaluation HAS de tous les THM : service médical rendu important maintenu, insuffisant pour Livial et ColproneLe THM reste remboursé (65 % pour la plupart des spécialités) ; ton prudent sur les risques
9 nov. 2025Amendement gouvernemental n° 1436 au budget de la Sécurité sociale 2026 adoptéCrée la consultation ménopause dans le Code de la santé publique
10 nov. 2025États-Unis : la FDA retire l'encadré noir « cancer du sein, cœur, démence » des THMSalué par la société européenne EMAS ; aucune réaction officielle française trouvée
17 nov. 2025Autorisation européenne de Lynkuet (élinzanétant, Bayer)Deuxième non-hormonal ; absent du marché français à ce jour
Fin mars 2026E-mail de l'Assurance maladie aux femmes de 40 à 55 ansPremière campagne de masse sur le sujet
1er avr. 2026Consultation ménopause : 45-65 ans, environ 45 minutes, une fois, prise en charge à 100 %, sans dépassementPoint d'entrée remboursé pour 9,3 M de femmes ; tarif et code acte non publiés à notre connaissance
25 juin 2026Bilan ANSM / EPI-PHARE : 496 245 utilisatrices de THM en 2025Confirme la reprise depuis le point bas de 2022
18 oct. 2026Assises nationales de la ménopause, annoncées par Stéphanie Rist devenue ministre de la SantéProchain jalon : sages-femmes, label employeurs « Engagement Ménopause », éducation

Les traitements non hormonaux, hors remboursement

Veoza (fézolinétant, Astellas)Lynkuet (élinzanétant, Bayer)
Statut FranceCommercialisé ; non remboursé, prix libre, liste I ; Astellas n'a pas demandé le remboursementAutorisé dans l'UE ; aucun avis HAS, absent du Vidal au 11/09/2026
SécuritéAlerte ANSM du 5 mai 2025 : bilan hépatique avant puis chaque mois pendant 3 moisCéphalées, fatigue, somnolence
Signal de prixVentes mondiales de 46,6 Md¥ sur l'exercice 2025, dont 269 M$ aux États-UnisÀ partir de 616,55 $ aux États-Unis

Les femmes pour qui le THM est contre-indiqué, dont les survivantes d'un cancer du sein, n'ont aujourd'hui aucune option remboursée contre les bouffées de chaleur.

Lecture business. La consultation d'avril 2026 ouvre un moment de parcours remboursé que personne n'outille encore : ce qui vient avant (reconnaître ses symptômes, préparer le rendez-vous) et ce qui vient après (suivre l'effet du traitement, préparer la réévaluation annuelle) devient adressable. C'est exactement ce que les femmes récompensent dans les avis d'apps : un rapport à montrer au médecin.
Taille du marché

Un marché mondial de 10 à 19 Md$, une France trois à neuf fois moins monétisée

Il faut séparer le marché mesuré (médicaments, produits sans ordonnance et compléments explicitement liés à la ménopause) du marché d'influence (tout ce que la ménopause fait acheter : literie, peau, coaching, avantages salariés). En France, aucun chiffre global n'est publié : nous l'avons reconstitué brique par brique.

Monde, produits et compléments (2024)
17,8 Md$
24,4 Md$ projetés en 2030, +5,4 %/an
Royaume-Uni, catégorie retail mesurée
437
738 M£ de potentiel si l'offre devenait trouvable
France, cœur produits estimation
65–160 M€
compléments, médicaments sans ordonnance, soins intimes
France, offres employeurs estimation
2–36 M€
vers 2028-2030, scénario médian ≈ 10 M€
Dépense en produits ménopause par femme de 45 ans et plus, par an
Royaume-Uni : 437 M£ pour 15,5 M de femmes, converti à 1 £ = 1,17 € (taux supposé). France : fourchette basse et haute de notre estimation rapportée à 17,2 M de femmes. Les périmètres ne sont pas identiques, l'ordre de grandeur l'est.

Sources : Worldpanel by Numerator via GenM ; estimation France détaillée ci-dessous.

Les volumes disponibles, avec leur périmètre

ZoneVolumePérimètreNature
Monde17,79 Md$ (2024) → 24,35 Md$ (2030)Compléments et produits sans ordonnance ; les compléments y pèsent 94 %étude de marché
Monde, périmètre santé10–15 Md$ → 15–25 Md$ (2030)Soins, diagnostics, payeurs et employeurs incluscabinet
États-Unis5,56 Md$ (2024) / 6,41 Md$ (2026)Deux méthodologies différentesétude de marché
Royaume-Uni437 M£ → 738 M£Retail B2C uniquement ; +16 % en 2025, 565 000 nouvelles acheteusespanel
Monde, skincare ménopause1,3 Md$ (2025) → 2,9 Md$ (2033)Europe = 28 % ; aucune ventilation Franceétude de marché
France, compléments tous besoins3 Md€ (2025, +2,6 %)Pharmacie 55 %, vente à distance 11 %, GMS 7 %organisation professionnelle
France, santé féminine en pharmacie≈ 56 M€ (2024, +9,2 %)Compléments ; la ménopause en serait le premier sous-segmentagence publique
France, compléments ménopause≈ 31 M€ (2025, +8,7 %)Lu en seconde main, périmètre probablement pharmacie seuleà confirmer

Reconstitution du cœur français

BriqueBasHautMéthode
Compléments ménopause, tous circuits40 M€60 M€31 M€ en pharmacie ÷ part de la pharmacie (55 à 70 %) ; recoupé par 6,67 M de femmes × 7,5 % d'acheteuses × 60 €/an
Médicaments sans ordonnance (Abufène, Acthéane)8 M€8 M€Ratio du panel GERS en pharmacie : 20,6 % de médicaments pour 78,7 % de compléments
Hydratants et gels intimes sans hormone18 M€89 M€8,9 M de femmes de 45-64 ans × 5 à 10 % d'acheteuses × 40 à 100 €/an ; taux d'achat non sourcés
Total≈ 66 M€≈ 157 M€Hors dermocosmétique, incontinence, THM remboursé, dispositifs et apps

Appliquée à la France, l'intensité britannique donnerait environ 560 à 580 M€. L'écart tient à la fois à la maturité de la catégorie et à la différence de périmètre : le chiffre britannique inclut des produits certifiés MTick dans plusieurs rayons.

Pourquoi la France dépense moins
  • Pas de catégorie visible. Aucun équivalent du label MTick ni de rayon dédié en grande surface ; seule Naturalia a mené une campagne en 2025.
  • La pharmacie verrouille le rayon. Sérélys (12,7 % de part), Manhaé, Climax : des laboratoires officinaux, pas des marques grand public.
  • Le soin est remboursé. THM à 65 %, consultation à 100 % : une part de la dépense passe par l'Assurance maladie plutôt que par le portefeuille.
  • Aucune allégation autorisée. Les compléments ne peuvent pas promettre de soulager les bouffées de chaleur.
Ce qui pousse la dépense vers le haut
  • Compléments santé féminine : +9,2 % en 2024, ménopause +8,7 % en 2025.
  • Recherches en forte hausse sur les marques Sérélys (+83 %) et Bloomy (+494 %) sur un an.
  • Pierre Fabre monte à 38 % du capital de MiYé en juillet 2026 : un laboratoire parie sur une marque ménopause vendue en direct et en pharmacie.
  • Consultation remboursée et campagne de l'Assurance maladie : plus de femmes vont nommer leurs symptômes.
Cartographie des segments

Dix segments, un seul marché : la ménopause traverse les rayons

La ménopause n'est pas un rayon, c'est une couche qui traverse la pharmacie, la beauté, le sommeil, le sport, l'assurance et le travail. Le tableau croise ce qui se passe dans le monde, l'état du marché français, la barrière à l'entrée et l'attrait pour un nouvel acteur sans laboratoire ni capital pharmaceutique.

SegmentQui capte la valeurFrance aujourd'huiBarrièrePour un entrant
Médicaments et THMBayer, Astellas, Theramex, Besins, Organon, Viatris496 k utilisatrices, remboursé ; non-hormonaux non remboursésTrès hauteFermé
Téléconsultation et clinique spécialiséeMidi Health (252 M$ levés), Evernow, AlloyAucun acteur spécialisé identifié ; téléconsultation généraliste à 25 €Haute : agrément, plafond de 20 % par médecinPossible, lourd
Orientation et parcoursPeu d'acteurs ; les apps UK s'y essaient (rapport pour le médecin)Consultation 2026 non outillée ; annuaires de spécialistes raresMoyenne : devient dispositif médical s'il y a triageOuvert
Apps et accompagnementBalance, Health & Her, Peppy, StellaOmena seule installée ; Ainoha, TALIA naissantesFaible à l'entrée, haute pour la confianceVoir onglet Numérique
Compléments alimentairesBonafide, Dr Reddy's (MenoLabs), Sirio, ADM40–60 M€ ; laboratoires officinaux leadersMoyenne : aucune allégation autoriséeSaturé en pharmacie
Soins intimesReckitt (K-Y, Durex), VagisilReplens, Mucogyne ; 18–89 M€ estimésMoyenne : ce sont des dispositifs médicaux, parfois classe IIaDistribuer plutôt que fabriquer
DermocosmétiqueGroupes beauté, marques pharmacieVichy Neovadiol (L'Oréal) depuis 1992 ; aucun chiffre publiéMoyenneConcurrence de groupes
Sommeil et thermorégulationLiterie, textile technique, objetsAthana : appareil de froid à 149 €, 700 k€ levésFaible réglementaire, forte concurrenceNiche produit
Nutrition, poids, forceApps de coaching 40+« perdre du poids ménopause » ≈ 6 000 recherches/mois, résultats Google les plus faiblesFaibleOuvert, attention au ton
Employeurs et mutuellesPeppy, Maven, Carrot, Vira2–36 M€ estimés ; aucune obligation légaleCycle de vente longVoir onglet Employeurs
Le signal le plus utile du marché mondial : les gagnants ne sont pas seulement des spécialistes de la ménopause. Reckitt a fait certifier 21 produits existants (Durex, K-Y, Gaviscon, Nurofen, Optrex) au Royaume-Uni, et les plateformes de santé féminine prolongent leur parcours de la fertilité vers le milieu de vie. En France, le premier signal équivalent est capitalistique : Pierre Fabre au capital de MiYé.
Numérique & apps

Le suivi des symptômes devient gratuit : la valeur se déplace ailleurs

Les anciennes fiches « app mobile » partaient de deux constats devenus faux : « aucune app française » (Omena existe depuis 2021) et « la meilleure app a 2 700 avis » (Balance en compte 27 162 au Royaume-Uni). Surtout, le 14 septembre 2026, iOS 27 intègre le suivi des symptômes, une alerte de périménopause probable et l'export PDF pour le médecin.

Omena, App Store France
3 296 notes
4,76/5 ; 100 k+ installations Android ; seule app française installée
Apps « ménopause » sorties en 2026
75 / 124
sur l'App Store FR ; 88 n'ont aucune note
Conversion gratuit → payant
≈ 2 %
à 35 jours ; 1,78 % de l'installation au paiement en santé-forme
Apps ménopause avec preuve d'efficacité
4 / 80
revue citée par the5krunner ; Caria a un essai randomisé
Nombre de notes App Store des apps ménopause dédiées, dans leur pays principal
Relevé du 11/09/2026 via l'API iTunes. Pour comparaison, Flo compte 358 420 notes en France et 1,97 million aux États-Unis : les spécialistes restent à trois ordres de grandeur des généralistes.

Joylux et Clearblue sont les compagnons d'un appareil ou d'un test ; Peppy est vendue aux employeurs.

Les généralistes ont absorbé la périménopause

DateActeurFonctionCe que ça retire à une app indépendante
juil. 2025 → mai 2026Flo« Flo for Perimenopause », puis suite Premium ; étude Mayo Clinic sur 17 000 femmesLa cliente déjà acquise par le suivi des règles reste chez Flo
13 août 2025OuraPerimenopause Check-In : questionnaire, biométrie, rapport PDF, renvoi vers Midi, Evernow, MavenLa détection passive appartient au détenteur du capteur
14 oct. 2025Natural CyclesMode NC° Perimenopause : estimation du stade à partir des cycles, de la température et du poulsL'estimation du stade
14 sept. 2026Apple (iOS 27, watchOS 27)Suivi des symptômes, alerte de périménopause probable dès 40 ans, export PDF pour le médecinLe cœur du MVP imaginé en janvier ; disponibilité de l'alerte en France non confirmée
Pourquoi elles désinstallent
470 avis à 2 étoiles ou moins, sur ~2 255 avis relevés dans 20 apps ; thèmes non exclusifs.

Relevé et comptage par mots-clés du 11/09/2026.

Ce qu'elles récompensent
  • L'accès à de vrais professionnels : 83 avis positifs.
  • Se sentir moins seule : 78.
  • Une information fiable : 66 (« plus complètes que doctissimo »).
  • Un rapport à apporter chez le médecin : 32, dont 7 qui disent avoir obtenu un THM grâce à lui.
« 80€ l'année !! C'est du vol sur la santé des femmes en fait ! Autant aller chez mon gynéco avec ma carte vitale. »Avis Google Play, Omena, 1★, 16/09/2024
« I used the report generated from this app […] to approach my doctor and request HRT. My prescription is on its way as I type! »Avis Google Play, Balance, 5★, 11/06/2021

L'économie d'une app ménopause grand public

RepèreValeurSource
Revenu d'une app pour 100 000 installations (1,8 à 2,1 % de payantes × 40 €/an)70–85 k€/anCalcul sur les repères RevenueCat et Adapty
Abonnements annuels perdus la première année≈ 72 %RevenueCat 2026
Part du revenu captée par les 10 % d'apps santé-forme les plus rentables92,6 %Adapty 2026
Revenu récurrent plausible d'Omena en B2C estimation100–165 k€55 000 utilisatrices × 3 à 5 % × 60 €/an
Flo : revenu par abonnée payante, part de payantes≈ 40 $/an ; ≈ 7 %200 M$ de réservations pour 5 M d'abonnées
Prix observés en B2C5–20 €/mois ; 30–90 €/anApp Store FR et UK

Les anciennes fiches visaient 10 à 15 % de conversion payante : c'est cinq à sept fois les repères publiés. D'où les pivots : Omena vend aux entreprises et aux mutuelles, Stella n'est plus accessible que via un partenaire, Peppy a supprimé 15 % de ses postes fin 2023, Clue 25 % début 2023.

Ce qui change par rapport aux fiches de janvier 2026
Affirmation d'origineRéalité en septembre 2026
« Aucune app française dédiée », « first-mover FR »Faux Omena depuis juillet 2021 ; Ainoha (Grenoble, dispositif médical classe I, test sanguin à 89 €) depuis fin 2025
« La meilleure app a 2,7 K avis »Faux Balance 27 162 notes au Royaume-Uni
« Flo pourrait ajouter la ménopause : probabilité moyenne »Réalisé Flo, Clue, Natural Cycles, Oura et Apple l'ont fait
« Marché des apps : 623 M$ → 4,7 Md$, +38,7 %/an »À ne plus citer source introuvable, incohérente avec le marché total de 10 à 19 Md$
« Conversion payante 10 à 15 % », « LTV 60 $+ »Irréaliste ≈ 2 % et 72 % d'attrition annuelle
« Pas de blocage réglementaire »À nuancer un compagnon IA qui interprète peut devenir dispositif médical (voir Réglementation)
Ce qui reste ouvert, d'après les faits relevés. Une app de suivi de plus n'a pas de place. Restent : l'orientation vers la consultation remboursée et le suivi du traitement ; la preuve clinique publiée (4 apps sur 80) ; la distribution par les mutuelles, où Omena a ouvert la voie sans position dominante ; une couche d'interprétation en français au-dessus des données déjà captées par Apple, Oura et Natural Cycles.
Économie & capital

L'argent va à la prescription, au suivi et aux employeurs, pas aux apps

En Europe, les deux seuls acteurs spécialisés dont on peut lire des comptes positifs sont une clinique qui utilise son app comme porte d'entrée (Newson Health) et une plateforme vendue aux employeurs (Peppy). Aux États-Unis, un seul acteur a capté l'essentiel du capital. En France, aucune start-up ménopause n'a levé plus d'un million d'euros depuis 2023.

Newson Health (clinique + app Balance), 2024
13,8
marge brute 58,7 % ; résultat net +0,82 M£
Peppy (employeurs), 2025
11,3
marge brute 79,6 % ; revenu récurrent 12,7 M£
Midi Health, valorisation
> 1 Md$
73 % des 343,5 M$ levés par les cliniques ménopause US
Plus gros tour ménopause en France, 2023-2026
0,8 M€
Omena, janvier 2024
Capital levé par les spécialistes de la ménopause, en millions de dollars
Cumuls publics. Montants européens convertis approximativement ; la France additionne Omena (0,8 M€) et Athana (0,7 M€).

Pour ordre de grandeur, Veozah a réalisé à lui seul ≈ 309 M$ de ventes sur l'exercice 2025 (+38 %).

Où se fait la marge

MaillonQui capteMarge observéePreuve
Molécule non hormonale brevetéeAstellas, BayerTrès élevéeVeozah 46,6 Md¥, pic visé 150–250 Md¥
THM génériqueGénériqueurs, pharmaciesFaible11 à 70 £ pour 90 jours chez Stella
Prescription et suivi en cliniqueNewson, Midi, Stella, HimsBrute ≈ 55–60 %, exploitation ≈ 5–7 %Newson : 58,7 % et 6,8 %
Produits revendus pendant le soinMidi, HimsProbablement la plus forte, non publiéeCompléments maison, GLP-1 à 119 $ les 3 mois
Plateforme employeursPeppy, Maven, EvelaBrute ≈ 80 %Peppy 2025
App grand publicFlo, Balance, Omena≈ 40 $ par abonnée payante et par anFlo 2024
Compléments en directBonafide, Health & HerBrute correcte, nette faible sous 10 M£ de CAHealth & Her en perte à 6,1 M£
Ce que valent les sorties
Bonafide → Pharmavite425 M$preuve clinique, recommandée par les médecins
Health & Her → Venture Life7,5 + 2,5 M£≈ 1,2 à 1,6 fois le CA
MenoLabs → Dr Reddy's3 M$vente de faillite
Gennev, HerMDn.c.absorbées par des groupes de soins
ZAVA → Hims & Hersn.c.télésanté UK, DE, FR, IE

Un complément sans preuve se revend autour d'une fois son chiffre d'affaires ; la prime va à la preuve et au canal médical.

Le concurrent le mieux capitalisé arrive par la télésanté

Hims & Hers a lancé une spécialité ménopause en octobre 2025 et vise plus de 100 M$ de revenus ménopause « à court terme ». Le rachat de ZAVA lui donne une plateforme de prescription qui couvre déjà la France.

Côté critiques, la « ruée vers l'or » est documentée : 86 % des nouveaux produits étiquetés ménopause entre 2020 et 2023 relèvent de la beauté ou de l'hygiène, et le JAMA dénonce en juillet 2026 des allégations qui précèdent les preuves.

Implication pour un entrant français. Peu de capital-risque disponible en Europe (tickets de moins de 2 M€, beaucoup d'argent public non dilutif) : le modèle doit être économe et rentable tôt. Les deux schémas européens qui publient de vrais revenus sont la clinique avec une app en porte d'entrée et la plateforme vendue aux employeurs ou aux assureurs. Le complément seul se revend à une fois son chiffre d'affaires ; l'app grand public seule ne franchit pas le seuil de rentabilité sans une échelle massive.
Demande en ligne

Beaucoup de questions, presque aucune recherche de solution

Environ 170 000 recherches Google par mois en France sur les requêtes principales ; avec toute la longue traîne relevée, 1 731 intentions de recherche distinctes pour environ 545 000 recherches par mois. 95 % sont des questions : les femmes cherchent à comprendre leurs symptômes, pas une app ni un spécialiste. Le document 02, « Ce qu'elles tapent dans Google », détaille cette demande mot par mot.

Le détail mot par mot — courte et longue traîne, mots associés à chaque terme, questions, tendances sur cinq ans, intention d'achat et explorateur des 1 731 requêtes : ouvrir « Ce qu'elles tapent dans Google » →
Recherches mensuelles, requêtes principales
165–180 k
≈ 545 k sur 1 731 intentions, longue traîne comprise
Part à intention d'achat
≈ 5 %
11 % sur les traitements ; clic à 0,2–2 €
« application ménopause »
20 /mois
« consultation » et « téléconsultation ménopause » non mesurables
« sécheresse vaginale » vs « … ménopause »
9 900 vs 590
le symptôme est cherché sans être relié à la ménopause
Volume mensuel par famille de recherches
Requêtes principales, une formulation par groupe de variantes. Google Ads via DataForSEO, moyenne sur 12 mois à juillet 2026.
Ce qui monte
RequêteVol./moisÉvolution
perimenopause22 200+17 %
thm ménopause880+39 %
ths ménopause1 000+41 %
fezolinetant1 000+86 %
patch estradiol390+48 %
complément ménopause140+67 %
Sérélys ménopause6 600+83 %
Bloomy ménopause880+494 %

Évolution sur 24 mois Google Ads, ou sur un an DataForSEO Labs pour les marques.

Qui répond aujourd'hui
  • Les institutions tiennent les têtes : Ameli, Vidal, ANSM, Inserm, CNGOF. « traitement hormonal ménopause » est verrouillé.
  • Un spécialiste récent perce : menopauseclub.fr est dans le top 10 sur « ménopause », « périménopause », « bouffée de chaleur », pour environ 31 000 visites par mois estimées.
  • Omena capte environ 20 000 visites par mois sur la longue traîne, loin sur les requêtes principales.
  • Les médias santé historiques ont disparu : Doctissimo en position moyenne 46, Passeport Santé 55.
  • Un résumé IA de Google s'affiche sur 11 pages de résultats sur 12 : le clic organique va se raréfier.

Pages de résultats google.fr relevées le 11/09/2026.

Qui tient quoi
  • Les institutions seules (283 requêtes) : définitions, âge, premiers signes, THM, saignements.
  • Les spécialistes seuls (350 requêtes, Ameli et Vidal absents ou au-delà de la 20e place) : les symptômes vécus, comme bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, poids et ventre, sécheresse intime, libido, fatigue.
  • Personne : avis sur les marques de compléments (18 % du volume couvert), saignements et pertes après la ménopause (12 %), témoignages et forums, fézolinétant.
  • menopauseclub.fr est cité dans le résumé IA de Google sur « bouffée de chaleur », « sueurs nocturnes » et « prise de poids », sur mobile comme sur ordinateur.

Croisement des mots-clés classés de menopauseclub.fr, omena.app, ameli.fr et vidal.fr, 1 198 requêtes.

Les réformes se voient-elles déjà dans Google ?
  • Consultation remboursée d'avril 2026 : aucun volume mesurable encore sur « consultation ménopause », « … remboursée » ou « … 45 ans ». La requête n'apparaît dans Google Trends que fin août 2026 ; l'autocomplétion propose « 2026 », « ameli », « gratuite » et « cotation », signe qu'une partie de la demande vient des soignants.
  • Bilan ANSM de juin 2026 : « thm ménopause » passe de 390 recherches par mois en avril-mai à 880 en juin et 1 300 en juillet. La coïncidence ne prouve pas la cause.
  • « ménopause » atteint un record dans Google Trends fin août 2026, porté par l'insomnie, la fatigue, le THS et les compléments.

Volumes mensuels Google Ads et tendances relevés le 11/09/2026.

Ce que dit l'analyse mot par mot

  1. La longue traîne fait la demande. Les requêtes de 3 mots et plus pèsent 54 % du volume, celles de 4 mots et plus 31 %. Un contenu qui ne vise que « ménopause » rate l'essentiel. Courte & longue traîne →
  2. Autour de « ménopause », on tape l'âge, le poids, le ventre, le traitement, les symptômes, les compléments et les fleurs de Bach. Le corps et le « naturel » dominent, le soin arrive loin derrière. Autour des mots →
  3. Les questions tournent autour de trois inquiétudes : « est-ce que c'est ça ? » (premiers signes, âge, durée), « comment ne pas grossir ? » et « quelle maladie provoque des bouffées de chaleur ? ». Questions →
  4. Google Ads et Google Trends ne disent pas la même chose. Sur un an, le volume Ads pondéré recule légèrement (−4,6 %) ; sur cinq ans, Trends montre « ménopause » +31 %, « périménopause » ×7,4 et « traitement hormonal ménopause » ×3,9. Pic chaque fin août, creux en décembre. Tendances →
  5. Ce qui monte : les hormones, les marques et la réassurance. « ths c'est quoi » +321 %, « thm ménopause » +306 %, Sérélys +83 %, Bloomy +494 %, « saignements ménopause causes », « fleurs de Bach ménopause avis médical ».
  6. L'intention d'achat est minoritaire mais concentrée sur les compléments, les marques et les « avis » ; le clic reste peu cher (0,2 à 2 €), sauf sur les molécules et le bilan hormonal. Achat & marques →
Verdict « à creuser » (14/25). Un site éditorial avec caution médicale visible a de la place, surtout sur la périménopause et les requêtes « symptôme + solution » (sueurs nocturnes, sécheresse vaginale, prise de poids, compléments). Google n'est en revanche pas un canal d'acquisition direct pour une app ou une téléconsultation : la demande de solution de soin n'existe pas encore, il faut la créer par le contenu, puis la retenir dans une audience à soi (newsletter, communauté).
Réglementation

La promesse fait le statut : bien-être, dispositif médical ou soin

Une app de ménopause peut vivre en « bien-être » avec un RGPD soigné, ou devenir un dispositif médical dès qu'elle aide à décider d'un diagnostic ou d'un traitement. Ce n'est pas la technologie qui décide, c'est la finalité revendiquée. L'Allemagne montre qu'au bout du chemin réglementaire, une app de ménopause peut être remboursée.

Marquage CE classe IIa
32–110 k€
9 à 18 mois avec un organisme notifié ; 100–300 k€ avec étude clinique
Plafond du remboursement anticipé (PECAN)
780 €/an
par patiente, un an non renouvelable
App ménopause remboursée en Allemagne
598,95
Vera, pour 90 jours, classe I, depuis janvier 2026
Obligation de transparence IA
2 août 2026
tout chatbot doit dire qu'il est une IA

Où une app bascule en dispositif médical

FonctionnalitéStatut probablePourquoi
Journal de symptômes, graphiques, export PDF pour le médecin, sans interprétationBien-êtreReprésentation de données non interprétée
Contenus éducatifs validés par des médecinsBien-êtreInformation générale, pas de finalité médicale individuelle
Corrélations descriptives (« vos bouffées sont plus fréquentes après une mauvaise nuit »)Zone griseBascule si c'est présenté comme une aide à la décision
Programme thérapeutique personnalisé (TCC bouffées de chaleur, sommeil)DM classe I à IIaLa DiGA allemande Vera est en classe I
Score de sévérité avec seuil « consultez »DM classe IIaRègle 11 : information utilisée pour une décision diagnostique
Recommandation de traitement, triage vers un niveau de soinDM IIa minimumImpact d'une mauvaise orientation ; IA à haut risque au sens de l'AI Act en 2028
Contraception en périménopauseDM classe IIbRègle 15

Lecture du guide européen MDCG 2019-11 rév. 1 (juin 2025) ; aucun exemple ménopause n'y figure, la rédaction de la finalité est à figer avec un consultant réglementaire avant de développer.

Six modèles, six niveaux d'effort

ModèleObligations clésCoût d'entréeDélaiRisque
App bien-êtreConsentement explicite (RGPD art. 9), recommandation CNIL apps, analyse d'impact, transparence IA15–40 k€ + hébergement 150–800 €/mois2–4 moisMoyen
App dispositif médicalSystème qualité, IEC 62304, évaluation clinique ; organisme notifié en IIa ; AI Act haut risque au 2 août 2028Classe I : 30–80 k€ ; IIa : 100–300 k€ ; avec remboursement : 300–800 k€4–9 mois (I) ; 24–36 mois jusqu'au remboursementÉlevé mais maîtrisé
Plateforme de téléconsultationAgrément de société de téléconsultation, comité médical, secteur 1, hébergement HDS150–400 k€ la première année6–10 moisÉlevé
E-commerce compléments, cosmétiques, DM de tiersAllégations autorisées uniquement ; loi influenceurs ; pas de médicaments10–30 k€ de revue réglementaire1–3 moisÉlevé côté marketing
Offre employeursL'employeur ne voit que des agrégats anonymisés ; HDS si des soignants suivent20–60 k€3–6 moisMoyen
Place de marché de praticiensLes praticiens facturent ; règles de partage d'honoraires ; triage algorithmique = DM possible50–150 k€4–8 moisMoyen à élevé

Coûts : estimations de la recherche réglementaire à partir de grilles publiées (organismes notifiés, hébergeurs certifiés) ; à confirmer par devis.

Les lignes rouges du marketing
  • Aucune publicité grand public pour un médicament sur ordonnance : THM, fézolinétant.
  • « Mon complément remplace le THM » : pénal pour un influenceur, jusqu'à 2 ans de prison et 300 000 € d'amende.
  • Aucune allégation santé autorisée pour les isoflavones ; les allégations des plantes sont en suspens depuis 2010.
  • Soja et trèfle rouge : mise en garde obligatoire sur le cancer du sein ; seuil ANSES des isoflavones abaissé en mars 2025.
  • Médicaments en ligne : uniquement depuis le site d'une pharmacie autorisée par l'ARS.
L'Allemagne, benchmark du remboursement
  • Vera (Endo Health) : classe I, inscrite le 20 janvier 2026, 598,95 € pour 90 jours.
  • Frieda Menova : 490 € ; à 12 semaines, amélioration nette des bouffées de chaleur chez 70 % des utilisatrices contre 30 % sans l'app.
  • Prix de départ moyen d'une app remboursée : 544 €, ramené à 227 € après négociation avec les caisses.
  • En France, aucune app ménopause remboursée ; la première thérapie numérique a obtenu un avis favorable en avril 2026 (asthme de l'enfant).
Données de santé. Symptômes, cycles, humeur et traitements sont des données de santé. Hébergement certifié HDS, exclusivement dans l'Espace économique européen, dès qu'un soignant ou une démarche de prévention intervient ; prudence : l'adopter dès le départ coûte peu.
Employeurs, mutuelles, assureurs

Une douleur mesurée au travail, un marché B2B encore petit

Les chiffres de gêne au travail sont massifs et documentés. Mais la France n'impose rien aux employeurs, aucune mutuelle ne vend de garantie ménopause, et aucun prestataire ne publie ses prix. Le B2B seul reste un marché de quelques millions d'euros ; il devient intéressant couplé aux mutuelles, élargi à la santé féminine, ou porté au Royaume-Uni.

Gêne au travail liée aux symptômes
87 %
des femmes ménopausées ; 35 % « vraiment importante »
N'en ont jamais parlé à leur manager
93 %
77 % jamais au médecin du travail
Ont quitté leur emploi
4 %
environ 9 à 10 % ont été en arrêt maladie
Salariées ciblées, entreprises de 250+ estimation
≈ 1,12 M
femmes de 45-59 ans dans les ETI et grandes entreprises
France et Royaume-Uni, deux régimes
  • France : aucune obligation. La proposition de loi Lingemann (janvier 2025) n'a jamais été examinée. Le rapport Rist prévoit un label « Engagement Ménopause » d'ici octobre 2026, non lancé à ce jour.
  • Royaume-Uni : l'Employment Rights Act 2025 impose aux employeurs de 250 salariés et plus un plan d'action incluant au moins une mesure ménopause, obligatoire au printemps 2027.
  • États-Unis : 4 à 13 % des employeurs de 200 salariés et plus ont un contrat avec un prestataire ménopause selon leur taille.
Ce que font les payeurs français
  • MGEN : consultations de prévention avec des sages-femmes, ateliers pour employeurs publics, campagne « MENOP » en octobre 2025.
  • Harmonie Mutuelle : « Prévention santé féminine » par un réseau de sages-femmes, en test dans quelques entreprises.
  • Alan : programmes et échanges avec des soignants dans l'app.
  • Rien trouvé chez AXA, AG2R, Swiss Life, Generali, April, Groupama, Klesia, Malakoff Humanis.
  • Benchmark : l'allemand Evela Health est distribué par l'assureur HanseMerkur.

Taille du marché employeurs en France

Revenu annuel des prestataires à horizon 2028-2030, entreprises de 250 salariés et plus
Plateforme par salariée ciblée (2 à 10 € par mois, 3 à 15 % de couverture) + sensibilisation vendue à l'entreprise (3 000 à 10 000 € par an, 5 à 20 % des 7 775 entreprises). Aucun prix public ménopause n'existe ; seul repère : Carrot, 2,50 à 8 $ par salarié et par mois pour une offre fertilité + ménopause.

Plafond théorique si toutes les ETI et grandes entreprises s'équipaient : 27 à 135 M€ par an. Hors PME, fonction publique et canal mutuelle.

Les acteurs et leur modèle
ActeurPaysModèleTraction déclarée
OmenaFRApp, messagerie médicale, kit managers, reporting anonymisé ; offre « 3M » (menstruations, maternité, ménopause)150+ organisations (GSK, SNCF, Société Générale…), 800 k€ levés en 2024
PeppyUKPlateforme « étapes de vie » pour employeurs250+ employeurs, 20+ pays
Vira Health (Stella)UKClinique ménopause en ligne pour employeurs ; désormais accessible uniquement via partenairesEmployeurs +1 000 % en 2023
Maven ClinicUSCoût fixe par membre inscrit ; programme ménopause et milieu de vieDevis par tranche d'effectif
Evela HealthDEWeb app distribuée par employeurs et assureurs2 M€ levés en septembre 2025
Les freins propres à la France : le tabou (45 % jugent le sujet tabou au travail), la peur qu'un ciblage « femmes de 45 ans et plus » soit perçu comme discriminant, et la concurrence gratuite (accompagnement de l'Aract, webinaires MGEN, consultation remboursée). Les offres qui avancent élargissent le périmètre : « 3M » chez Omena, ménopause et andropause à l'Aract, « 50+ » dans la Charte portée par L'Oréal (431 signataires en avril 2026).