La ménopause n'a pas besoin d'une app de plus. Elle a besoin de quelqu'un qui organise le parcours, au moment où la France vient de le rembourser.
Le marché français est réel mais sous-monétisé, le suivi des symptômes devient gratuit avec iOS 27, et la valeur se déplace vers ce que personne n'outille encore : reconnaître ses symptômes, préparer la consultation remboursée depuis avril 2026, obtenir le bon traitement et le suivre. L'app mobile imaginée en janvier reste utile comme interface de ce parcours, pas comme produit en soi.
Les six constats qui structurent la décision
| 1 | Le marché ne grossira pas par la démographie mais par le recours. 9,3 M de femmes de 45 à 65 ans aujourd'hui comme en 2035 |
| 2 | La France dépense trois à neuf fois moins par femme que le Royaume-Uni. Pas de rayon ni de label, une pharmacie qui verrouille la catégorie, aucune allégation autorisée pour les compléments |
| 3 | Le goulot est le prescripteur, pas l'information. 1 807 gynécologues médicaux, qui initient la moitié des THM ; des sages-femmes qui ne peuvent pas le prescrire ; 47 % des répondantes de l'enquête Rist sans aucun accompagnement. |
| 4 | Le suivi des symptômes devient gratuit. Flo, Oura, Natural Cycles et, le 14 septembre 2026, Apple avec iOS 27 intègrent la périménopause et l'export pour le médecin |
| 5 | L'argent va au soin et aux employeurs, pas aux apps. En Europe, les seuls spécialistes dont les comptes sont positifs sont une clinique avec une app en porte d'entrée et une plateforme vendue aux employeurs |
| 6 | Ce que les femmes demandent : être crues, être bien soignées, ne pas se faire avoir. Périménopause niée, THM refusé par peur du cancer, compléments achetés en série et abandonnés, paiement révélé après un long questionnaire. Ce qu'elles récompensent : l'accès à de vrais soignants et un rapport à apporter au médecin. |
Non comme app compagnon grand public autonome : conversion payante autour de 2 %, place française prise par Omena, suivi absorbé par Apple, et 20 recherches Google par mois pour « application ménopause ».
Oui comme interface d'un parcours d'orientation : préparer la consultation, obtenir un rapport lisible par le soignant, suivre l'effet du traitement, et être orientée vers des praticiens formés.
Un parcours « symptômes → consultation → traitement » en français, financé d'abord par une audience éditoriale à caution médicale, puis vendu aux mutuelles comme outil de prévention, avec l'option d'un programme remboursable plus tard (le modèle allemand rembourse déjà deux apps ménopause).
Être crue, être bien dosée, ne pas se ruiner
Environ 95 citations des forums français, 2 255 avis d'apps et les sondages publiés dessinent le même tableau : la souffrance n'est pas le manque d'information, c'est de ne pas être prise au sérieux, puis de se débrouiller seule entre médecins réticents, pharmacie et achats décevants.
Les douleurs, par intensité
| Douleur | Intensité | Ce qu'elles en disent | Ce que ça implique |
|---|---|---|---|
| Périménopause niée | Forte | « Mes oestrogènes sont très bas mais ça ne dérange personne! Je suis finalement passée aux antidépresseurs malheureusement ! »Doctissimo, 2018, 38 ans | Aider à relier les symptômes et à arriver chez le médecin avec des faits |
| THM refusé ou mal dosé | Forte | « Beaucoup de medecin se couvrent et n en donnent pas,(il faut une excuse etc) »Doctissimo, février 2026 | Orienter vers des praticiens formés, suivre l'effet et les ajustements |
| Nuits détruites | Forte | « C'est tous les 15 minutes. J'ai fini par chronométré. »Doctissimo, 2022, périménopause | Symptôme le plus concret, porte d'entrée produit (sommeil, textile) |
| Brouillard mental | Forte | « Est ce que ce ne serait pas les prémices de l'Alzheimer? »Doctissimo, 2016 | Rassurer par l'explication, un besoin que les institutions couvrent mal |
| Compléments chers et décevants | Forte | « çà m'a juste dégonflé le porte monnaie...Aucun résultat ! »Doctissimo, sur Ménophytea | Place pour un comparatif honnête, avec niveau de preuve affiché |
| Attente pour un gynécologue | Moyenne | « Car c'était 3 ou 4 mois d'attente. »Doctissimo, 2022 | La consultation de 2026 chez le généraliste ou la sage-femme change la donne |
| Sexualité, couple | Moyenne | « Il y a une limite physiologique dont personne, mais alors personne ne parle !! »Doctissimo, 2023 | Sujet tabou, forte intention d'achat discrète (soins intimes) |
| Apps qui piègent | Moyenne | « Cette application est payante. Ça serait bien de l'indiquer clairement et non au bout d'une demi-heure de paramétrage. »Google Play, Omena, 1★, 2024 | Prix affiché d'emblée, mensuel possible, données exportables |
Forums Doctissimo et Journal des Femmes (beaucoup de messages forts datent de 2005-2012, chaque thème a des messages de 2020-2026) ; avis App Store et Google Play relevés le 11/09/2026.
Quatre profils observés
Anxiété, palpitations, sommeil haché, analyses « normales ». On lui parle de stress, de burn-out, d'antidépresseurs. Elle cherche sur Google « 35 symptômes de la préménopause » (environ 7 000 recherches par mois pour ce format).
Elle veut : un nom sur ce qu'elle vit et quelqu'un qui la croit. C'est le segment qui monte (+17 % de recherches « perimenopause »).
THM refusé (antécédent familial, gynécologue « contre »), ou prescrit en dose standard puis mal toléré. Change de médecin, ajuste ses doses seule, chasse l'Estreva en rupture de pharmacie en pharmacie.
Elle veut : un praticien formé et un suivi. 51 % des THM sont initiés par des gynécologues libéraux, rares et saturés.
87 % gênées au travail, 93 % n'en parlent jamais à leur manager, 4 % quittent leur emploi.
Elle veut : de la discrétion et des solutions rapides. Acheteur indirect : employeur, mutuelle.
Refuse ou redoute les hormones, essaie sauge, soja, Sérélys, Manhaé à 15-40 € la cure, puis abandonne.
Elle veut : savoir ce qui marche vraiment. Cible naturelle d'un comparatif indépendant.
- Chercher le THM en rupture sur quellepharmacie.fr, appeler les pharmacies une à une, passer d'Estreva à Oestrodose.
- Changer de médecin, ne pas mentionner un antécédent familial, aller voir un endocrinologue, se faire soigner en Belgique.
- Ajuster seule ses doses ; suivre un blog de gynécologue comme référence.
- Noter ses symptômes sur papier ; venir sur le forum « parce que ça fait du bien ».
- Serviettes éponge sur la chaise, pyjamas de rechange, éventail, literie sans synthétique.
Chaque contournement est une fonctionnalité en creux : disponibilité des traitements, annuaire de praticiens formés, journal lisible par le soignant, communauté modérée.
Huit pistes notées, une combinaison recommandée
Chaque piste est notée de 1 à 5 sur cinq critères : intensité de la douleur, accès à la cliente, monétisation, défendabilité, faisabilité pour une petite équipe tech sans laboratoire ni capital pharmaceutique. Les notes résument les chapitres précédents ; elles se discutent.
| Piste | Douleur | Accès | Monétisation | Défendabilité | Faisabilité | Total | Verdict |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Parcours « symptômes → consultation → traitement » | 5 | 3 | 3 | 4 | 4 | 19 | Cœur de la reco |
| Média éditorial à caution médicale | 4 | 4 | 2 | 3 | 5 | 18 | Moteur d'acquisition |
| Programme thérapeutique remboursable (type DiGA) | 4 | 3 | 4 | 5 | 1 | 17 | Étape 3, sur preuve |
| Clinique virtuelle ménopause | 5 | 3 | 4 | 3 | 1 | 16 | Partenariat plutôt que construire |
| Commerce de confiance par symptôme | 4 | 3 | 3 | 2 | 3 | 15 | En affiliation |
| Offre employeurs | 4 | 2 | 3 | 3 | 3 | 15 | Via les mutuelles |
| App compagnon grand public (MenoWell) | 4 | 2 | 1 | 1 | 5 | 13 | Pas seule |
| Produit physique (froid, sommeil, intime) | 3 | 3 | 3 | 2 | 2 | 13 | Hors cœur |
Accès : existence d'un canal mesuré (recherche Google, prescripteurs, mutuelles). Monétisation : repères publiés (2 % de conversion en app, 780 €/an en remboursement anticipé, 490-599 € par trimestre en Allemagne).
La combinaison recommandée, en trois étapes
- Contenus à caution médicale sur les requêtes prenables : périménopause, sueurs nocturnes, sécheresse vaginale, prise de poids, compléments.
- Outil web « préparer ma consultation » : journal, questionnaire validé, rapport PDF lisible par le soignant, sans interprétation (hors dispositif médical).
- Newsletter et communauté modérée pour ne pas dépendre de Google.
Coût : léger (contenu, HDS 150-800 €/mois, conformité 15-40 k€).
- Annuaire de praticiens formés (généralistes, gynécologues, sages-femmes) et orientation vers la consultation remboursée.
- Vente aux mutuelles comme outil de prévention santé féminine : Harmonie et MGEN testent déjà des services similaires.
- Comparatifs de produits avec niveau de preuve affiché, en affiliation.
- App mobile en interface du parcours, avec lecture des données Apple Santé.
Repère : 2 à 5 € par an et par assurée de 45-64 ans sur un portefeuille d'un million, soit 2 à 5 M€ par contrat estimation
- Programme thérapeutique (TCC bouffées de chaleur et sommeil) en dispositif médical classe I, avec étude sur environ 100 patientes.
- Allemagne d'abord : deux apps ménopause remboursées en 2026 (490 et 598,95 €).
- France ensuite : prise en charge anticipée plafonnée à 780 € par an.
Budget : 300 à 800 k€, 24 à 36 mois estimation
Ce qu'il faut valider avant d'investir
| Test | Comment | Seuil de réussite proposé |
|---|---|---|
| Le besoin de préparer la consultation | 20 entretiens de femmes de 42 à 58 ans, dont 10 en périménopause | Au moins 12 décrivent une consultation ratée faute de préparation |
| La valeur du rapport pour les soignants | Prototype de rapport montré à 5 médecins et 5 sages-femmes | Au moins 7 sur 10 disent qu'il leur ferait gagner du temps |
| La capacité à capter l'audience | 5 contenus sur les requêtes prenables, suivis 3 mois | Top 10 sur 2 requêtes ; 3 % d'inscription newsletter |
| L'appétit des mutuelles | Rendez-vous avec 3 mutuelles (prévention santé féminine) | Un pilote gratuit ou payant accepté |
| Le statut réglementaire | Rédaction de la finalité avec un consultant | Périmètre « bien-être » confirmé pour l'étape 1 |
| Le signal politique | Suivre les Assises du 18 octobre 2026 | Prescription par les sages-femmes, label « Engagement Ménopause » |
Ce qui peut faire échouer la piste recommandée
Classés par probabilité. La plupart ne se traitent pas par la technique mais par le positionnement : ce qu'on promet, à qui on vend, et qui garantit le contenu.
| Risque | Probabilité | Impact | Parade |
|---|---|---|---|
| Le suivi des symptômes devient gratuit (Apple, Flo, Oura, Natural Cycles) | Certaine | Élevé | Ne jamais vendre le suivi ; lire les données Apple Santé et se placer en aval : orientation, traitement, parcours français |
| La monétisation grand public reste faible | Certaine | Élevé | Revenus par les mutuelles et l'affiliation ; gratuit pour les femmes ; prix affiché d'emblée si abonnement |
| Méfiance et « pinkwashing » | Élevée | Élevé | Comité médical visible, niveau de preuve affiché, aucune promesse de guérison |
| Glissement vers le dispositif médical (scores, recommandations, IA) | Élevée | Moyen | Finalité rédigée avant de développer ; classe I planifiée à l'étape 3 |
| Dépendance à Google (résumés IA sur 11 pages de résultats sur 12) | Élevée | Moyen | Newsletter, communauté, recommandations des soignants |
| Arrivée de Hims & Hers en France via ZAVA | Moyenne | Élevé | Se différencier par le parcours remboursé français et les praticiens locaux ; rester partenaire possible |
| Omena élargit vers l'orientation | Moyenne | Moyen | Aller plus vite sur la consultation 2026 et les soignants ; Omena est centrée sur le contenu et le B2B |
| Les mutuelles achètent lentement | Moyenne | Moyen | Pilotes gratuits alignés sur le renouvellement des contrats au 1er janvier ; offre santé féminine au sens large |
| Données de santé (CNIL, HDS) | Moyenne | Élevé | Hébergement certifié dès le départ, aucun SDK publicitaire, export et suppression en un clic |
| La politique publique change de cap | Faible | Moyen | La ministre de la Santé est l'autrice du rapport ; suivre les Assises d'octobre 2026 |
D'où viennent les chiffres, et ce qu'on ne sait pas
- Point de départ : la synthèse consolidée de 56 sources fournie en entrée, centrée monde, États-Unis et Royaume-Uni.
- Huit recherches complémentaires le 11/09/2026 : démographie et soins en France, produits et distribution, numérique, réglementation, employeurs et mutuelles, voix des femmes, économie et levées, demande de recherche.
- Mesures propres : notes et prix des apps (API iTunes, Google Play), ~2 255 avis d'apps, ~95 citations de forums, 2 443 requêtes Google via DataForSEO (1 731 intentions après regroupement des variantes), pages de résultats, Google Trends, Shopping, YouTube et Maps via SerpApi.
- Estimations : signalées par l'étiquette estimation, avec leur calcul dans le texte.
- Les dossiers de recherche détaillés sont dans
business-analysis/menopause/_research/.
- « 87 % de symptômes sévères » : 87 % ont au moins un symptôme, 20 à 25 % des formes sévères.
- « 17,2 M de femmes concernées » : ce sont toutes les femmes de 45 ans et plus ; la cible active est de 6,7 à 9,3 M.
- « 2,5 % traitées » : exact sur les 45 ans et plus ; 4,4 % sur les 45-60 ans en 2025.
- Anciennes fiches app : Omena existe, Balance a 27 162 notes, le marché des apps à 4,7 Md$ est à abandonner.
- Une taille de marché française publiée par un panel (IQVIA, OpenHealth, Circana) : notre estimation la remplace.
- Les prévalences françaises des troubles du sommeil, de l'humeur et de la sécheresse vaginale.
- Le tarif et le code acte de la consultation ménopause ; son entrée en vigueur n'est confirmée que par la presse.
- Les prix des offres ménopause pour employeurs, en France comme à l'étranger ; le coût d'acquisition en santé féminine.
- Les résultats de l'étude France Stratégie sur le coût de la ménopause au travail.
- Le chiffre d'affaires de Midi Health, d'Omena et de Vira Health.
Limites : le quota de recherche web de la session s'est épuisé en fin de collecte (certains points sont restés non vérifiés) ; plusieurs pages étaient derrière un captcha (rapport Rist complet, DARES) ; les citations de forums les plus fortes sont souvent anciennes ; une partie des avis App Store d'Omena et d'Ainoha paraît sollicitée.
Table des sources
| # | Source | Document | Date | Nature |
|---|
Une population stable en nombre, longue en durée
9,3 millions de femmes de 45 à 65 ans en 2026, et ce chiffre ne bougera pas d'ici 2035. Le marché ne grossira donc pas par la démographie : il grossira par le recours aux soins, aux produits et aux services, sur une transition qui dure de quelques mois à plus de dix ans.
L'insuffisance ovarienne prématurée (avant 40 ans) touche 1 à 2 % des femmes ; elle est exclue de la consultation 45-65 ans et de la future recommandation HAS.
Les effectifs par tranche d'âge
| Tranche d'âge | 2025 | 2026 | 2030 | 2035 | Lecture |
|---|---|---|---|---|---|
| 40-44 ans | 2 250 702 | 2 243 460 | 2 264 324 | 2 201 426 | Futures périménopausées |
| 45-49 ans | 2 109 081 | 2 156 607 | 2 266 764 | 2 273 518 | +7,5 % d'ici 2030 : la périménopause gagne du poids |
| 50-54 ans | 2 293 183 | 2 255 236 | 2 105 585 | 2 257 209 | Creux de −8 % vers 2030 |
| 55-59 ans | 2 254 301 | 2 254 664 | 2 283 953 | 2 094 406 | Postménopause précoce |
| 60-64 ans | 2 225 086 | 2 238 065 | 2 229 351 | 2 257 253 | Os, cœur, sphère urogénitale |
| 45-65 ans | 9 311 915 | 9 336 732 | 9 337 463 | 9 321 038 | Cible de la consultation remboursée |
| 45 ans et plus | 17 364 294 | 17 529 074 | 18 075 340 | 18 659 401 | Le « 17 millions » de la presse |
Projections de population INSEE 2026, scénario central, sommes par tranche calculées par nos soins.
Des symptômes qui débordent largement les bouffées de chaleur
Sources : HAS 2025 (bouffées vasomotrices, douleurs articulaires)
3,99 millions de personnes ostéoporotiques en France, dont 80 % de femmes ; 484 000 fractures de fragilité par an ; 6,98 Md€ de coût annuel. 79 % des femmes éligibles à un traitement n'en reçoivent pas.
C'est l'argument économique le plus solide auprès des payeurs publics.
87 % des femmes ménopausées ont rencontré au moins une difficulté au travail liée à leurs symptômes, 25 % les ont cachés par peur de discrimination.
Aucun chiffrage en euros du coût au travail n'existe en France ; France Stratégie a été saisie en 2025, sans résultat publié.
Un parcours qui se débloque en 2026, freiné par le manque de prescripteurs
En dix-huit mois, trois choses ont changé : le rapport Rist (avril 2025), la consultation ménopause prise en charge à 100 % (avril 2026) et la remontée du traitement hormonal (+24 % depuis 2022). Le goulot d'étranglement reste l'offre de soins : 1 807 gynécologues médicaux, et des sages-femmes qui ne peuvent pas prescrire le THM.
Pic d'avant 2002 (étude WHI) : 2 à 3 millions de femmes traitées, chiffre de source secondaire.
La consultation 2026 s'appuie donc sur les généralistes et les sages-femmes, plus disponibles mais non prescripteurs de THM pour les secondes.
La séquence politique
| Date | Événement | Ce que ça change pour le marché |
|---|---|---|
| 9 avr. 2025 | Rapport Rist : 25 recommandations en trois axes (informer, soigner, travail) | Feuille de route publique ; propose la prescription du THM par les sages-femmes formées |
| 14 oct. 2025 | Réévaluation HAS de tous les THM : service médical rendu important maintenu, insuffisant pour Livial et Colprone | Le THM reste remboursé (65 % pour la plupart des spécialités) ; ton prudent sur les risques |
| 9 nov. 2025 | Amendement gouvernemental n° 1436 au budget de la Sécurité sociale 2026 adopté | Crée la consultation ménopause dans le Code de la santé publique |
| 10 nov. 2025 | États-Unis : la FDA retire l'encadré noir « cancer du sein, cœur, démence » des THM | Salué par la société européenne EMAS |
| 17 nov. 2025 | Autorisation européenne de Lynkuet (élinzanétant, Bayer) | Deuxième non-hormonal ; absent du marché français à ce jour |
| Fin mars 2026 | E-mail de l'Assurance maladie aux femmes de 40 à 55 ans | Première campagne de masse sur le sujet |
| 1er avr. 2026 | Consultation ménopause : 45-65 ans, environ 45 minutes, une fois, prise en charge à 100 %, sans dépassement | Point d'entrée remboursé pour 9,3 M de femmes ; tarif et code acte non publiés à notre connaissance |
| 25 juin 2026 | Bilan ANSM / EPI-PHARE : 496 245 utilisatrices de THM en 2025 | Confirme la reprise depuis le point bas de 2022 |
| 18 oct. 2026 | Assises nationales de la ménopause, annoncées par Stéphanie Rist devenue ministre de la Santé | Prochain jalon : sages-femmes, label employeurs « Engagement Ménopause », éducation |
Les traitements non hormonaux, hors remboursement
| Veoza (fézolinétant, Astellas) | Lynkuet (élinzanétant, Bayer) | |
|---|---|---|
| Statut France | Commercialisé ; non remboursé, prix libre, liste I | Autorisé dans l'UE ; aucun avis HAS, absent du Vidal au 11/09/2026 |
| Sécurité | Alerte ANSM du 5 mai 2025 : bilan hépatique avant puis chaque mois pendant 3 mois | Céphalées, fatigue, somnolence |
| Signal de prix | Ventes mondiales de 46,6 Md¥ sur l'exercice 2025, dont 269 M$ aux États-Unis | À partir de 616,55 $ aux États-Unis |
Les femmes pour qui le THM est contre-indiqué, dont les survivantes d'un cancer du sein, n'ont aujourd'hui aucune option remboursée contre les bouffées de chaleur.
Un marché mondial de 10 à 19 Md$, une France trois à neuf fois moins monétisée
Il faut séparer le marché mesuré (médicaments, produits sans ordonnance et compléments explicitement liés à la ménopause) du marché d'influence (tout ce que la ménopause fait acheter : literie, peau, coaching, avantages salariés). En France, aucun chiffre global n'est publié : nous l'avons reconstitué brique par brique.
Sources : Worldpanel by Numerator via GenM
Les volumes disponibles, avec leur périmètre
| Zone | Volume | Périmètre | Nature |
|---|---|---|---|
| Monde | 17,79 Md$ (2024) → 24,35 Md$ (2030) | Compléments et produits sans ordonnance ; les compléments y pèsent 94 % | étude de marché |
| Monde, périmètre santé | 10–15 Md$ → 15–25 Md$ (2030) | Soins, diagnostics, payeurs et employeurs inclus | cabinet |
| États-Unis | 5,56 Md$ (2024) / 6,41 Md$ (2026) | Deux méthodologies différentes | étude de marché |
| Royaume-Uni | 437 M£ → 738 M£ | Retail B2C uniquement ; +16 % en 2025, 565 000 nouvelles acheteuses | panel |
| Monde, skincare ménopause | 1,3 Md$ (2025) → 2,9 Md$ (2033) | Europe = 28 % ; aucune ventilation France | étude de marché |
| France, compléments tous besoins | 3 Md€ (2025, +2,6 %) | Pharmacie 55 %, vente à distance 11 %, GMS 7 % | organisation professionnelle |
| France, santé féminine en pharmacie | ≈ 56 M€ (2024, +9,2 %) | Compléments ; la ménopause en serait le premier sous-segment | agence publique |
| France, compléments ménopause | ≈ 31 M€ (2025, +8,7 %) | Lu en seconde main, périmètre probablement pharmacie seule | à confirmer |
Reconstitution du cœur français
| Brique | Bas | Haut | Méthode |
|---|---|---|---|
| Compléments ménopause, tous circuits | 40 M€ | 60 M€ | 31 M€ en pharmacie ÷ part de la pharmacie (55 à 70 %) ; recoupé par 6,67 M de femmes × 7,5 % d'acheteuses × 60 €/an |
| Médicaments sans ordonnance (Abufène, Acthéane) | 8 M€ | 8 M€ | Ratio du panel GERS en pharmacie : 20,6 % de médicaments pour 78,7 % de compléments |
| Hydratants et gels intimes sans hormone | 18 M€ | 89 M€ | 8,9 M de femmes de 45-64 ans × 5 à 10 % d'acheteuses × 40 à 100 €/an ; taux d'achat non sourcés |
| Total | ≈ 66 M€ | ≈ 157 M€ | Hors dermocosmétique, incontinence, THM remboursé, dispositifs et apps |
Appliquée à la France, l'intensité britannique donnerait environ 560 à 580 M€. L'écart tient à la fois à la maturité de la catégorie et à la différence de périmètre : le chiffre britannique inclut des produits certifiés MTick dans plusieurs rayons.
- Pas de catégorie visible. Aucun équivalent du label MTick ni de rayon dédié en grande surface ; seule Naturalia a mené une campagne en 2025.
- La pharmacie verrouille le rayon. Sérélys (12,7 % de part), Manhaé, Climax : des laboratoires officinaux, pas des marques grand public.
- Le soin est remboursé. THM à 65 %, consultation à 100 % : une part de la dépense passe par l'Assurance maladie plutôt que par le portefeuille.
- Aucune allégation autorisée. Les compléments ne peuvent pas promettre de soulager les bouffées de chaleur.
- Compléments santé féminine : +9,2 % en 2024, ménopause +8,7 % en 2025.
- Recherches en forte hausse sur les marques Sérélys (+83 %) et Bloomy (+494 %) sur un an.
- Pierre Fabre monte à 38 % du capital de MiYé en juillet 2026 : un laboratoire parie sur une marque ménopause vendue en direct et en pharmacie.
- Consultation remboursée et campagne de l'Assurance maladie : plus de femmes vont nommer leurs symptômes.
Dix segments, un seul marché : la ménopause traverse les rayons
La ménopause n'est pas un rayon, c'est une couche qui traverse la pharmacie, la beauté, le sommeil, le sport, l'assurance et le travail. Le tableau croise ce qui se passe dans le monde, l'état du marché français, la barrière à l'entrée et l'attrait pour un nouvel acteur sans laboratoire ni capital pharmaceutique.
| Segment | Qui capte la valeur | France aujourd'hui | Barrière | Pour un entrant |
|---|---|---|---|---|
| Médicaments et THM | Bayer, Astellas, Theramex, Besins, Organon, Viatris | 496 k utilisatrices, remboursé ; non-hormonaux non remboursés | Très haute | Fermé |
| Téléconsultation et clinique spécialisée | Midi Health (252 M$ levés), Evernow, Alloy | Aucun acteur spécialisé identifié ; téléconsultation généraliste à 25 € | Haute : agrément, plafond de 20 % par médecin | Possible, lourd |
| Orientation et parcours | Peu d'acteurs ; les apps UK s'y essaient (rapport pour le médecin) | Consultation 2026 non outillée ; annuaires de spécialistes rares | Moyenne : devient dispositif médical s'il y a triage | Ouvert |
| Apps et accompagnement | Balance, Health & Her, Peppy, Stella | Omena seule installée ; Ainoha, TALIA naissantes | Faible à l'entrée, haute pour la confiance | Voir onglet Numérique |
| Compléments alimentaires | Bonafide, Dr Reddy's (MenoLabs), Sirio, ADM | 40–60 M€ ; laboratoires officinaux leaders | Moyenne : aucune allégation autorisée | Saturé en pharmacie |
| Soins intimes | Reckitt (K-Y, Durex), Vagisil | Replens, Mucogyne ; 18–89 M€ estimés | Moyenne : ce sont des dispositifs médicaux, parfois classe IIa | Distribuer plutôt que fabriquer |
| Dermocosmétique | Groupes beauté, marques pharmacie | Vichy Neovadiol (L'Oréal) depuis 1992 ; aucun chiffre publié | Moyenne | Concurrence de groupes |
| Sommeil et thermorégulation | Literie, textile technique, objets | Athana : appareil de froid à 149 €, 700 k€ levés | Faible réglementaire, forte concurrence | Niche produit |
| Nutrition, poids, force | Apps de coaching 40+ | « perdre du poids ménopause » ≈ 6 000 recherches/mois, résultats Google les plus faibles | Faible | Ouvert, attention au ton |
| Employeurs et mutuelles | Peppy, Maven, Carrot, Vira | 2–36 M€ estimés ; aucune obligation légale | Cycle de vente long | Voir onglet Employeurs |
Le suivi des symptômes devient gratuit : la valeur se déplace ailleurs
Les anciennes fiches « app mobile » partaient de deux constats devenus faux : « aucune app française » (Omena existe depuis 2021) et « la meilleure app a 2 700 avis » (Balance en compte 27 162 au Royaume-Uni). Surtout, le 14 septembre 2026, iOS 27 intègre le suivi des symptômes, une alerte de périménopause probable et l'export PDF pour le médecin.
Joylux et Clearblue sont les compagnons d'un appareil ou d'un test ; Peppy est vendue aux employeurs.
Les généralistes ont absorbé la périménopause
| Date | Acteur | Fonction | Ce que ça retire à une app indépendante |
|---|---|---|---|
| juil. 2025 → mai 2026 | Flo | « Flo for Perimenopause », puis suite Premium ; étude Mayo Clinic sur 17 000 femmes | La cliente déjà acquise par le suivi des règles reste chez Flo |
| 13 août 2025 | Oura | Perimenopause Check-In : questionnaire, biométrie, rapport PDF, renvoi vers Midi, Evernow, Maven | La détection passive appartient au détenteur du capteur |
| 14 oct. 2025 | Natural Cycles | Mode NC° Perimenopause : estimation du stade à partir des cycles, de la température et du pouls | L'estimation du stade |
| 14 sept. 2026 | Apple (iOS 27, watchOS 27) | Suivi des symptômes, alerte de périménopause probable dès 40 ans, export PDF pour le médecin | Le cœur du MVP imaginé en janvier ; disponibilité de l'alerte en France non confirmée |
Relevé et comptage par mots-clés du 11/09/2026.
- L'accès à de vrais professionnels : 83 avis positifs.
- Se sentir moins seule : 78.
- Une information fiable : 66 (« plus complètes que doctissimo »).
- Un rapport à apporter chez le médecin : 32, dont 7 qui disent avoir obtenu un THM grâce à lui.
« 80€ l'année !! C'est du vol sur la santé des femmes en fait ! Autant aller chez mon gynéco avec ma carte vitale. »Avis Google Play, Omena, 1★, 16/09/2024
« I used the report generated from this app […] to approach my doctor and request HRT. My prescription is on its way as I type! »Avis Google Play, Balance, 5★, 11/06/2021
L'économie d'une app ménopause grand public
| Repère | Valeur | Source |
|---|---|---|
| Revenu d'une app pour 100 000 installations (1,8 à 2,1 % de payantes × 40 €/an) | 70–85 k€/an | Calcul sur les repères RevenueCat et Adapty |
| Abonnements annuels perdus la première année | ≈ 72 % | RevenueCat 2026 |
| Part du revenu captée par les 10 % d'apps santé-forme les plus rentables | 92,6 % | Adapty 2026 |
| Revenu récurrent plausible d'Omena en B2C estimation | 100–165 k€ | 55 000 utilisatrices × 3 à 5 % × 60 €/an |
| Flo : revenu par abonnée payante, part de payantes | ≈ 40 $/an ; ≈ 7 % | 200 M$ de réservations pour 5 M d'abonnées |
| Prix observés en B2C | 5–20 €/mois ; 30–90 €/an | App Store FR et UK |
Les anciennes fiches visaient 10 à 15 % de conversion payante : c'est cinq à sept fois les repères publiés. D'où les pivots : Omena vend aux entreprises et aux mutuelles, Stella n'est plus accessible que via un partenaire, Peppy a supprimé 15 % de ses postes fin 2023, Clue 25 % début 2023.
| Affirmation d'origine | Réalité en septembre 2026 |
|---|---|
| « Aucune app française dédiée », « first-mover FR » | Faux Omena depuis juillet 2021 ; Ainoha (Grenoble, dispositif médical classe I, test sanguin à 89 €) depuis fin 2025 |
| « La meilleure app a 2,7 K avis » | Faux Balance 27 162 notes au Royaume-Uni |
| « Flo pourrait ajouter la ménopause : probabilité moyenne » | Réalisé Flo, Clue, Natural Cycles, Oura et Apple l'ont fait |
| « Marché des apps : 623 M$ → 4,7 Md$, +38,7 %/an » | À ne plus citer source introuvable, incohérente avec le marché total de 10 à 19 Md$ |
| « Conversion payante 10 à 15 % », « LTV 60 $+ » | Irréaliste ≈ 2 % et 72 % d'attrition annuelle |
| « Pas de blocage réglementaire » | À nuancer un compagnon IA qui interprète peut devenir dispositif médical (voir Réglementation) |
L'argent va à la prescription, au suivi et aux employeurs, pas aux apps
En Europe, les deux seuls acteurs spécialisés dont on peut lire des comptes positifs sont une clinique qui utilise son app comme porte d'entrée (Newson Health) et une plateforme vendue aux employeurs (Peppy). Aux États-Unis, un seul acteur a capté l'essentiel du capital. En France, aucune start-up ménopause n'a levé plus d'un million d'euros depuis 2023.
Pour ordre de grandeur, Veozah a réalisé à lui seul ≈ 309 M$ de ventes sur l'exercice 2025 (+38 %).
Où se fait la marge
| Maillon | Qui capte | Marge observée | Preuve |
|---|---|---|---|
| Molécule non hormonale brevetée | Astellas, Bayer | Très élevée | Veozah 46,6 Md¥, pic visé 150–250 Md¥ |
| THM générique | Génériqueurs, pharmacies | Faible | 11 à 70 £ pour 90 jours chez Stella |
| Prescription et suivi en clinique | Newson, Midi, Stella, Hims | Brute ≈ 55–60 %, exploitation ≈ 5–7 % | Newson : 58,7 % et 6,8 % |
| Produits revendus pendant le soin | Midi, Hims | Probablement la plus forte, non publiée | Compléments maison, GLP-1 à 119 $ les 3 mois |
| Plateforme employeurs | Peppy, Maven, Evela | Brute ≈ 80 % | Peppy 2025 |
| App grand public | Flo, Balance, Omena | ≈ 40 $ par abonnée payante et par an | Flo 2024 |
| Compléments en direct | Bonafide, Health & Her | Brute correcte, nette faible sous 10 M£ de CA | Health & Her en perte à 6,1 M£ |
| Bonafide → Pharmavite | 425 M$ | preuve clinique, recommandée par les médecins |
| Health & Her → Venture Life | 7,5 + 2,5 M£ | ≈ 1,2 à 1,6 fois le CA |
| MenoLabs → Dr Reddy's | 3 M$ | vente de faillite |
| Gennev, HerMD | n.c. | absorbées par des groupes de soins |
| ZAVA → Hims & Hers | n.c. | télésanté UK, DE, FR, IE |
Un complément sans preuve se revend autour d'une fois son chiffre d'affaires ; la prime va à la preuve et au canal médical.
Hims & Hers a lancé une spécialité ménopause en octobre 2025 et vise plus de 100 M$ de revenus ménopause « à court terme ».
Côté critiques, la « ruée vers l'or » est documentée : 86 % des nouveaux produits étiquetés ménopause entre 2020 et 2023 relèvent de la beauté ou de l'hygiène
Beaucoup de questions, presque aucune recherche de solution
Environ 170 000 recherches Google par mois en France sur les requêtes principales ; avec toute la longue traîne relevée, 1 731 intentions de recherche distinctes pour environ 545 000 recherches par mois. 95 % sont des questions : les femmes cherchent à comprendre leurs symptômes, pas une app ni un spécialiste. Le document 02, « Ce qu'elles tapent dans Google », détaille cette demande mot par mot.
| Requête | Vol./mois | Évolution |
|---|---|---|
| perimenopause | 22 200 | +17 % |
| thm ménopause | 880 | +39 % |
| ths ménopause | 1 000 | +41 % |
| fezolinetant | 1 000 | +86 % |
| patch estradiol | 390 | +48 % |
| complément ménopause | 140 | +67 % |
| Sérélys ménopause | 6 600 | +83 % |
| Bloomy ménopause | 880 | +494 % |
Évolution sur 24 mois Google Ads, ou sur un an DataForSEO Labs pour les marques.
- Les institutions tiennent les têtes : Ameli, Vidal, ANSM, Inserm, CNGOF. « traitement hormonal ménopause » est verrouillé.
- Un spécialiste récent perce : menopauseclub.fr est dans le top 10 sur « ménopause », « périménopause », « bouffée de chaleur », pour environ 31 000 visites par mois estimées.
- Omena capte environ 20 000 visites par mois sur la longue traîne, loin sur les requêtes principales.
- Les médias santé historiques ont disparu : Doctissimo en position moyenne 46, Passeport Santé 55.
- Un résumé IA de Google s'affiche sur 11 pages de résultats sur 12 : le clic organique va se raréfier.
Pages de résultats google.fr relevées le 11/09/2026.
- Les institutions seules (283 requêtes) : définitions, âge, premiers signes, THM, saignements.
- Les spécialistes seuls (350 requêtes, Ameli et Vidal absents ou au-delà de la 20e place) : les symptômes vécus, comme bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, poids et ventre, sécheresse intime, libido, fatigue.
- Personne : avis sur les marques de compléments (18 % du volume couvert), saignements et pertes après la ménopause (12 %), témoignages et forums, fézolinétant.
- menopauseclub.fr est cité dans le résumé IA de Google sur « bouffée de chaleur », « sueurs nocturnes » et « prise de poids », sur mobile comme sur ordinateur.
Croisement des mots-clés classés de menopauseclub.fr, omena.app, ameli.fr et vidal.fr, 1 198 requêtes.
- Consultation remboursée d'avril 2026 : aucun volume mesurable encore sur « consultation ménopause », « … remboursée » ou « … 45 ans ». La requête n'apparaît dans Google Trends que fin août 2026 ; l'autocomplétion propose « 2026 », « ameli », « gratuite » et « cotation », signe qu'une partie de la demande vient des soignants.
- Bilan ANSM de juin 2026 : « thm ménopause » passe de 390 recherches par mois en avril-mai à 880 en juin et 1 300 en juillet. La coïncidence ne prouve pas la cause.
- « ménopause » atteint un record dans Google Trends fin août 2026, porté par l'insomnie, la fatigue, le THS et les compléments.
Volumes mensuels Google Ads et tendances relevés le 11/09/2026.
Ce que dit l'analyse mot par mot
- La longue traîne fait la demande. Les requêtes de 3 mots et plus pèsent 54 % du volume, celles de 4 mots et plus 31 %. Un contenu qui ne vise que « ménopause » rate l'essentiel. Courte & longue traîne →
- Autour de « ménopause », on tape l'âge, le poids, le ventre, le traitement, les symptômes, les compléments et les fleurs de Bach. Le corps et le « naturel » dominent, le soin arrive loin derrière. Autour des mots →
- Les questions tournent autour de trois inquiétudes : « est-ce que c'est ça ? » (premiers signes, âge, durée), « comment ne pas grossir ? » et « quelle maladie provoque des bouffées de chaleur ? ». Questions →
- Google Ads et Google Trends ne disent pas la même chose. Sur un an, le volume Ads pondéré recule légèrement (−4,6 %) ; sur cinq ans, Trends montre « ménopause » +31 %, « périménopause » ×7,4 et « traitement hormonal ménopause » ×3,9. Pic chaque fin août, creux en décembre. Tendances →
- Ce qui monte : les hormones, les marques et la réassurance. « ths c'est quoi » +321 %, « thm ménopause » +306 %, Sérélys +83 %, Bloomy +494 %, « saignements ménopause causes », « fleurs de Bach ménopause avis médical ».
- L'intention d'achat est minoritaire mais concentrée sur les compléments, les marques et les « avis » ; le clic reste peu cher (0,2 à 2 €), sauf sur les molécules et le bilan hormonal. Achat & marques →
La promesse fait le statut : bien-être, dispositif médical ou soin
Une app de ménopause peut vivre en « bien-être » avec un RGPD soigné, ou devenir un dispositif médical dès qu'elle aide à décider d'un diagnostic ou d'un traitement. Ce n'est pas la technologie qui décide, c'est la finalité revendiquée. L'Allemagne montre qu'au bout du chemin réglementaire, une app de ménopause peut être remboursée.
Où une app bascule en dispositif médical
| Fonctionnalité | Statut probable | Pourquoi |
|---|---|---|
| Journal de symptômes, graphiques, export PDF pour le médecin, sans interprétation | Bien-être | Représentation de données non interprétée |
| Contenus éducatifs validés par des médecins | Bien-être | Information générale, pas de finalité médicale individuelle |
| Corrélations descriptives (« vos bouffées sont plus fréquentes après une mauvaise nuit ») | Zone grise | Bascule si c'est présenté comme une aide à la décision |
| Programme thérapeutique personnalisé (TCC bouffées de chaleur, sommeil) | DM classe I à IIa | La DiGA allemande Vera est en classe I |
| Score de sévérité avec seuil « consultez » | DM classe IIa | Règle 11 : information utilisée pour une décision diagnostique |
| Recommandation de traitement, triage vers un niveau de soin | DM IIa minimum | Impact d'une mauvaise orientation ; IA à haut risque au sens de l'AI Act en 2028 |
| Contraception en périménopause | DM classe IIb | Règle 15 |
Lecture du guide européen MDCG 2019-11 rév. 1 (juin 2025) ; aucun exemple ménopause n'y figure, la rédaction de la finalité est à figer avec un consultant réglementaire avant de développer.
Six modèles, six niveaux d'effort
| Modèle | Obligations clés | Coût d'entrée | Délai | Risque |
|---|---|---|---|---|
| App bien-être | Consentement explicite (RGPD art. 9), recommandation CNIL apps, analyse d'impact, transparence IA | 15–40 k€ + hébergement 150–800 €/mois | 2–4 mois | Moyen |
| App dispositif médical | Système qualité, IEC 62304, évaluation clinique ; organisme notifié en IIa ; AI Act haut risque au 2 août 2028 | Classe I : 30–80 k€ ; IIa : 100–300 k€ ; avec remboursement : 300–800 k€ | 4–9 mois (I) ; 24–36 mois jusqu'au remboursement | Élevé mais maîtrisé |
| Plateforme de téléconsultation | Agrément de société de téléconsultation, comité médical, secteur 1, hébergement HDS | 150–400 k€ la première année | 6–10 mois | Élevé |
| E-commerce compléments, cosmétiques, DM de tiers | Allégations autorisées uniquement ; loi influenceurs ; pas de médicaments | 10–30 k€ de revue réglementaire | 1–3 mois | Élevé côté marketing |
| Offre employeurs | L'employeur ne voit que des agrégats anonymisés ; HDS si des soignants suivent | 20–60 k€ | 3–6 mois | Moyen |
| Place de marché de praticiens | Les praticiens facturent ; règles de partage d'honoraires ; triage algorithmique = DM possible | 50–150 k€ | 4–8 mois | Moyen à élevé |
Coûts : estimations de la recherche réglementaire à partir de grilles publiées (organismes notifiés, hébergeurs certifiés) ; à confirmer par devis.
- Aucune publicité grand public pour un médicament sur ordonnance : THM, fézolinétant.
- « Mon complément remplace le THM » : pénal pour un influenceur, jusqu'à 2 ans de prison et 300 000 € d'amende.
- Aucune allégation santé autorisée pour les isoflavones ; les allégations des plantes sont en suspens depuis 2010.
- Soja et trèfle rouge : mise en garde obligatoire sur le cancer du sein ; seuil ANSES des isoflavones abaissé en mars 2025.
- Médicaments en ligne : uniquement depuis le site d'une pharmacie autorisée par l'ARS.
- Vera (Endo Health) : classe I, inscrite le 20 janvier 2026, 598,95 € pour 90 jours.
- Frieda Menova : 490 € ; à 12 semaines, amélioration nette des bouffées de chaleur chez 70 % des utilisatrices contre 30 % sans l'app.
- Prix de départ moyen d'une app remboursée : 544 €, ramené à 227 € après négociation avec les caisses.
- En France, aucune app ménopause remboursée ; la première thérapie numérique a obtenu un avis favorable en avril 2026 (asthme de l'enfant).
Une douleur mesurée au travail, un marché B2B encore petit
Les chiffres de gêne au travail sont massifs et documentés. Mais la France n'impose rien aux employeurs, aucune mutuelle ne vend de garantie ménopause, et aucun prestataire ne publie ses prix. Le B2B seul reste un marché de quelques millions d'euros ; il devient intéressant couplé aux mutuelles, élargi à la santé féminine, ou porté au Royaume-Uni.
- France : aucune obligation. La proposition de loi Lingemann (janvier 2025) n'a jamais été examinée.
Le rapport Rist prévoit un label « Engagement Ménopause » d'ici octobre 2026, non lancé à ce jour. - Royaume-Uni : l'Employment Rights Act 2025 impose aux employeurs de 250 salariés et plus un plan d'action incluant au moins une mesure ménopause, obligatoire au printemps 2027.
- États-Unis : 4 à 13 % des employeurs de 200 salariés et plus ont un contrat avec un prestataire ménopause selon leur taille.
- MGEN : consultations de prévention avec des sages-femmes, ateliers pour employeurs publics, campagne « MENOP » en octobre 2025.
- Harmonie Mutuelle : « Prévention santé féminine » par un réseau de sages-femmes, en test dans quelques entreprises.
- Alan : programmes et échanges avec des soignants dans l'app.
- Rien trouvé chez AXA, AG2R, Swiss Life, Generali, April, Groupama, Klesia, Malakoff Humanis.
- Benchmark : l'allemand Evela Health est distribué par l'assureur HanseMerkur.
Taille du marché employeurs en France
Plafond théorique si toutes les ETI et grandes entreprises s'équipaient : 27 à 135 M€ par an. Hors PME, fonction publique et canal mutuelle.
| Acteur | Pays | Modèle | Traction déclarée |
|---|---|---|---|
| Omena | FR | App, messagerie médicale, kit managers, reporting anonymisé ; offre « 3M » (menstruations, maternité, ménopause) | 150+ organisations (GSK, SNCF, Société Générale…), 800 k€ levés en 2024 |
| Peppy | UK | Plateforme « étapes de vie » pour employeurs | 250+ employeurs, 20+ pays |
| Vira Health (Stella) | UK | Clinique ménopause en ligne pour employeurs ; désormais accessible uniquement via partenaires | Employeurs +1 000 % en 2023 |
| Maven Clinic | US | Coût fixe par membre inscrit ; programme ménopause et milieu de vie | Devis par tranche d'effectif |
| Evela Health | DE | Web app distribuée par employeurs et assureurs | 2 M€ levés en septembre 2025 |