Oui, le modèle Naboo se transpose bien à la ménopause, et c'est même là que l'étude place la valeur.
Il s'agit d'orienter les femmes et d'organiser leur parcours de soin, plutôt que de vendre une app ou un produit de plus. Quatre choses changent par rapport à l'événementiel, et elles décident de tout le modèle économique. Votre métier d'opticienne vous donne un vrai avantage pour y entrer, à condition de le faire en partenaire de tous et avec presque pas de capital.
Le raisonnement, en cinq temps
| 1 | Le cœur du parcours existe déjà et il est gratuit. Depuis le 1er avril 2026, la consultation ménopause est prise en charge à 100 % chez un généraliste, un gynécologue ou une sage-femme. Pourtant, près d'une femme sur deux n'a aucun accompagnement. |
| 2 | Ce que les femmes demandent, ce n'est pas une app, c'est d'être crues et bien orientées. Sur les forums : périménopause niée, traitement refusé par peur, compléments achetés puis abandonnés. C'est exactement le rôle du chef de projet chez Naboo. |
| 3 | La santé impose ses règles. Pas de commission sur les soignants, pas de gros panier à commissionner, un logiciel qui ne doit pas orienter seul, et le temps de la référente qui limite la croissance. Ce qui change → |
| 4 | Vous êtes bien placée. Professionnelle de santé, vous voyez déjà ces femmes au comptoir au moment de leur presbytie, et vous avez un angle que personne n'occupe : les yeux. Votre avantage → |
| 5 | On avance par briques qui ne coûtent presque rien. D'abord apprendre et se rendre légitime, puis un « Naboo à la main », puis la bascule et la plateforme en 2027. Les briques → |
Une plateforme, un chef de projet, des partenaires : la même architecture, appliquée à la ménopause
Naboo organise des séminaires d'entreprise. La plateforme permet de se repérer seul, de planifier, de valider un devis et de payer. Un chef de projet cadre le besoin, fait des visios régulières et rassure parce qu'on sait qu'il y a quelqu'un derrière. Un réseau de partenaires, à tarifs négociés, fournit les lieux et les activités. C'est cette relation de tiers qui se transpose.
Il cadre le besoin, fait le devis, puis suit le client en visio jusqu'à l'événement.
Vous : un appel de départ, la préparation de la consultation, un suivi à 1 et 3 mois.
À tarifs préférentiels, dont les clients profitent.
Sage-femme, médecin ou gynécologue, kiné périnée, diététicienne, psychologue ou sophrologue, coach sportif ; marques de compléments, de soins intimes et de dispositifs (Athana, Perifit…).
Se repérer, planifier, valider le devis, payer.
Questionnaire, dossier à apporter au soignant, prise de rendez-vous, catalogue des partenaires, paiement.
Naboo se rémunère par des commissions prélevées auprès des partenaires et des clients, pour une marge moyenne de 17 %.
Pourquoi ce modèle colle au besoin
- Le goulot n'est pas l'information, c'est l'orientation. 1 807 gynécologues médicaux, 22 jours de délai, et 47 % des femmes sans accompagnement.
- Le suivi des symptômes devient gratuit. Apple l'intègre dans iOS 27, et la conversion payante des apps tourne autour de 2 % : la valeur n'est plus dans l'outil, elle est dans l'accompagnement.
- Les femmes récompensent l'humain. Ce qu'elles veulent d'abord : être crues, obtenir un traitement ajusté, échanger avec des personnes qui comprennent.
Quatre différences avec l'événementiel, qui décident du modèle économique
Le modèle se transpose, mais pas à l'identique. Ces quatre points expliquent d'où viendra l'argent, ce qu'on vend vraiment, et pourquoi la plateforme arrive en dernier.
Naboo prend environ 17 % de commission, côté partenaires comme côté clients.
L'argent doit donc venir d'ailleurs : de la femme, qui paie l'accompagnement et non le soin ; d'un payeur (entreprise, mutuelle) ; des marques ; des partenaires non soignants (coach, sport).
La consultation est gratuite et le traitement hormonal coûte peu.
Aucun prix public d'accompagnement ménopause n'existe en France : le prix se teste.
Si un logiciel oriente une femme (« vous devriez consulter pour… »), il risque d'être classé dispositif médical de classe IIa : 9 à 18 mois de démarches et 32 000 à 110 000 € de certification.
Si c'est vous qui orientez et que le logiciel se contente d'organiser, on reste hors de ce cadre. Le modèle Naboo est ici un avantage. Vous orientez vers des soignants ; vous ne conseillez pas de traitement.
Son temps plafonne le chiffre d'affaires. Tant que la plateforme ne lui retire pas des tâches, c'est un métier de service payé à l'heure.
D'où l'ordre proposé : tout faire à la main d'abord, puis automatiser ce qui se répète.
Pourquoi une opticienne est bien placée pour entrer sur ce marché
Le marché cherche quelqu'un de légitime, proche des femmes de 45 à 55 ans, habitué au conseil et aux mutuelles. C'est la description de votre métier.
- Vous êtes déjà professionnelle de santé. Opticien-lunetier est une profession paramédicale reconnue par le Code de la santé publique. Vous avez l'habitude du conseil sur rendez-vous, des ordonnances, du tiers payant et des mutuelles. Ce dernier point comptera pour vendre plus tard aux mutuelles.
- Vous voyez déjà ces femmes au comptoir. Votre clientèle de 45 à 55 ans est exactement la cible : vous pouvez y mener les 20 entretiens que l'étude demande de faire avant d'investir, sans rien dépenser.
- Vous avez un angle que personne n'a. La sécheresse oculaire est un symptôme que les femmes ne relient pas à la ménopause. Une opticienne est légitime pour en parler et orienter vers l'ophtalmologiste : c'est une bonne porte d'entrée pour vos contenus.
- Une compétence logicielle à la maison, pour construire la plateforme le moment venu.
- La boutique est sous plan de redressement jusqu'en 2034 : ni investissement ni crédit depuis la société d'optique.
Il faut une structure séparée, pas d'argent venant de la boutique, et prévenir le commissaire à l'exécution du plan avant de créer quoi que ce soit. - La caution médicale sur la ménopause doit venir des soignants partenaires : c'est leur légitimité qui porte les contenus et l'orientation.
- Votre temps est limité tant que la boutique tourne : d'où des briques courtes, qui ne coûtent presque rien.
- Méfiance envers les certificats de « coach ménopause » en ligne, qui se multiplient et ne pèsent rien.
Piste plus sérieuse, à vérifier : la formation de 40 heures en éducation thérapeutique du patient.
Trois étapes jusqu'à la bascule, chacune prépare la suivante
L'objectif n'est pas de disrupter le marché mais d'y prendre place, en gagnant de la traction avec du temps plutôt qu'avec de l'argent. Le logiciel arrive après la preuve, pas avant.
- Faire les 20 entretiens au comptoir, avec deux questions à tester : « Avez-vous déjà raté une consultation faute de préparation ? » et « Paieriez-vous pour être accompagnée ? »
- Recruter 3 à 5 partenaires fondateurs, dont au moins une sage-femme qui fait la consultation remboursée.
- Suivre une formation crédible (piste à vérifier : l'éducation thérapeutique du patient, 40 h).
- Organiser un premier atelier à Beauvais avec la sage-femme autour du 18 octobre, Journée mondiale de la ménopause et date des Assises nationales.
- Lancer une newsletter avec votre propre voix : les yeux, la fatigue visuelle, puis les autres symptômes, relus par un soignant partenaire.
Coût : quasi nul, rien à développer.
- Proposer un parcours accompagné sans rien développer : agenda en ligne, questionnaire, paiement. Mais un hébergement certifié pour les données de santé, dès qu'elles sont partagées avec des soignants.
- Tester deux sources de revenus en parallèle : des forfaits payés par les femmes, et des ateliers en entreprise (CSE, employeurs publics, hôpitaux de l'Oise), puisque la conférence est la porte d'entrée classique en B2B.
- Préparer un pilote avec une mutuelle pour le 1er janvier 2028. La fenêtre du 1er janvier 2027 est trop proche.
Prix des forfaits : à tester, aucun repère public en France.
- Décider sur des seuils fixés à l'avance (tableau ci-dessous).
- Ensuite seulement, développer la plateforme, en automatisant ce qui aura été fait à la main des dizaines de fois.
- Si le modèle tient, ouvrir le réseau à d'autres référentes.
La plateforme retire des tâches à la référente : c'est ce qui permet de grandir.
Les seuils de bascule proposés
| Question | Test | Seuil proposé |
|---|---|---|
| Le besoin existe | 20 entretiens de femmes de 42 à 58 ans | Au moins 12 décrivent une consultation ratée ou un manque d'orientation |
| Des soignants suivent | Proposition de partenariat à 8 soignants | Au moins 3 partenaires actifs, dont une sage-femme |
| Des femmes paient | Parcours accompagné vendu de janvier à juin 2027 | Au moins 15 forfaits payés |
| Un payeur suit | Ateliers en entreprise, rendez-vous avec des mutuelles | 2 contrats signés, 1 pilote de mutuelle en discussion |
| Le revenu remplace | Chiffre d'affaires mensuel au 2e trimestre 2027 | Part du revenu actuel à fixer (question a de l'onglet « Pour la suite ») |
Seuils à ajuster : ils servent à décider sans se raconter d'histoires, pas à prédire.
Les leaders du marché sont des partenaires, pas des concurrents
L'idée n'est pas d'aller contre Omena ou Ménopause Club, mais de devenir l'actrice qui travaille avec tout le monde. Chaque partenaire apporte quelque chose, et reçoit quelque chose en retour.
| Acteur | Ce qu'il apporte | Ce que vous lui apportez |
|---|---|---|
| menopauseclub.fr | Le plus proche du concept (« informer, accompagner, orienter »). Cofondé par la Dre Marie-Ève Cauchon-Rault, publié avec l'hôpital Foch, financé par l'ARS Île-de-France ; environ 31 000 visites par mois estimation | Un relais humain et local, hors Île-de-France. C'est le partenaire idéal pour la caution médicale, surtout sans en devenir le concurrent |
| Omena | Une app vendue aux entreprises ; plus de 150 organisations clientes revendiquées | Le relais humain et local que leur app n'a pas |
| Sages-femmes libérales, réseaux d'Harmonie Mutuelle et de la MGEN | La consultation remboursée, les traitements locaux, la prévention | Des patientes préparées, un dossier clair, un suivi entre deux consultations |
| Pharmacies du bassin | Le rayon et le conseil produit | Des clientes orientées, des ateliers communs |
| Marques (compléments, soins intimes, dispositifs) | Des tarifs négociés, des partenariats d'ateliers | Un canal de conseil de confiance, avec le niveau de preuve affiché |
Continuer avec Claude : le brief à copier
Ce brief résume l'étude et cette stratégie. Collé dans une nouvelle conversation avec Claude, il lui fait poser les quatre questions ouvertes une par une, puis adapter le plan et préparer les documents de travail.
Le bouton ci-dessous copie tout le texte.
Sur claude.ai, dans une nouvelle conversation. Mieux : créer un projet « Ménopause » et y coller le brief en instructions, pour garder le fil d'une conversation à l'autre.
Claude pose les quatre questions une par une, puis construit le calendrier, les seuils et les documents à produire.
Tu vas m'aider à préparer mon entrée sur le marché de la ménopause. Voici le contexte, puis ce que j'attends de toi. QUI JE SUIS Je suis opticienne indépendante à Beauvais (Le Comptoir de la Lunette), avec plus de dix ans de métier : conseil sur rendez-vous, visagisme, colorimétrie, tiers payant avec les mutuelles. Je veux lancer une activité autour de la ménopause en parallèle de ma boutique, puis basculer dessus dans le courant de 2027 si ça marche. MES CONTRAINTES - Entrer sur le marché sans attaquer les leaders (Omena, Ménopause Club…) : je veux travailler en partenariat avec tout le monde. - Une activité surtout digitale, pas 100 % physique. - En vivre, pas seulement tester. - Ma société d'optique est sous plan de redressement jusqu'en 2034 : aucun investissement ni crédit depuis la boutique. L'activité ménopause doit vivre dans une structure séparée, avec très peu de capital. CE QUE DIT L'ÉTUDE DE MARCHÉ (septembre 2026) - 9,3 millions de femmes de 45 à 65 ans en France. Depuis le 1er avril 2026, une consultation ménopause d'environ 45 minutes est prise en charge à 100 % (généraliste, gynécologue ou sage-femme). - 47 % des femmes n'ont aucun accompagnement. Il y a 1 807 gynécologues médicaux en France et 22 jours de délai médian pour un rendez-vous. - Ce que les femmes demandent : être crues et bien orientées. La périménopause est souvent niée, le traitement hormonal refusé par peur, les compléments achetés puis abandonnés. - Une app de plus n'est pas la bonne porte : Omena tient la France, Apple intègre le suivi de la périménopause dans iOS 27, et la conversion payante des apps tourne autour de 2 %. - La valeur est dans l'orientation : préparer la consultation, trouver les bons praticiens, suivre l'après. Les payeurs possibles sont les femmes, les entreprises et les mutuelles. - Sur Google, les femmes cherchent leurs symptômes plutôt que « ménopause ». « presbytie » : 18 100 recherches par mois ; « sécheresse oculaire » : 6 600. La sécheresse oculaire toucherait une grande partie des femmes en péri- et post-ménopause (chiffre à vérifier). LA STRATÉGIE ENVISAGÉE (modèle Naboo) Naboo organise des séminaires d'entreprise : une plateforme, un chef de projet humain qui suit le client en visio, et un réseau de partenaires à tarifs négociés. Transposé à la ménopause : - moi en référente de parcours : appel de départ, préparation de la consultation, suivi à 1 et 3 mois ; - un réseau de partenaires : sage-femme, médecin, kiné périnée, diététicienne, psychologue ou sophrologue, coach sportif, marques ; - une plateforme, plus tard, qui automatise ce que j'aurai fait à la main. Les étapes prévues : 1. Septembre à décembre 2026 : 20 entretiens de clientes de 42 à 58 ans à la boutique, 3 à 5 partenaires fondateurs dont une sage-femme, un atelier à Beauvais autour du 18 octobre (Journée mondiale de la ménopause), une newsletter à ma voix. 2. Janvier à juin 2027 : un parcours accompagné vendu sans rien développer ; tester des forfaits payés par les femmes et des ateliers en entreprise ; préparer un pilote avec une mutuelle pour le 1er janvier 2028. 3. Second semestre 2027 : décider de basculer sur des seuils fixés à l'avance, puis développer la plateforme. LES GARDE-FOUS À RESPECTER - Aucune commission sur les honoraires des soignants (compérage et partage d'honoraires interdits). L'argent vient des femmes, des entreprises, des mutuelles, des marques et des partenaires non soignants. - Je ne donne ni conseil médical ni traitement : j'oriente vers des soignants. - Un logiciel qui oriente lui-même une femme vers un soin peut devenir un dispositif médical : l'orientation reste humaine. - Les données de santé partagées avec des soignants doivent être hébergées chez un hébergeur certifié HDS. - Aucune promesse du type « remplace le traitement hormonal » : c'est interdit en communication commerciale. CE QUE J'ATTENDS DE TOI 1. Pose-moi ces questions une par une, en attendant ma réponse avant de passer à la suivante : a. Combien d'heures par semaine puis-je y consacrer d'ici la bascule, et quel revenu cette activité doit-elle remplacer ? b. Est-ce que je démarre en local (Beauvais et l'Oise, ateliers en présentiel plus visio) ou en national, 100 % en visio ? c. Suis-je prête à être le visage du projet, en vidéo et en newsletter ? d. Est-ce que vendre aux entreprises et aux mutuelles m'attire, ou est-ce que je préfère rester face aux femmes ? 2. Ensuite, adapte le plan à mes réponses : un calendrier semaine par semaine jusqu'à fin 2026, et des seuils de bascule chiffrés. 3. Puis aide-moi à produire, un par un : le guide des 20 entretiens, le message pour proposer un partenariat à une sage-femme, le déroulé de l'atelier du 18 octobre, et une première grille de prix à tester. Sois franc : dis-moi quand une idée ne tient pas, signale ce qui est incertain et ce qu'il faut vérifier. L'étude et cette stratégie sont en ligne : https://menopause-market-perspective.pages.dev
Les quatre questions, et pourquoi elles comptent
| a | Le temps et le revenu visé. Ils fixent le seuil de bascule et le nombre de femmes à accompagner chaque mois. |
| b | Local ou national. Le local donne des partenaires plus vite et des ateliers en présentiel ; le national, 100 % en visio, élargit la cible mais demande une audience en ligne. |
| c | Être le visage du projet. Tout le média en dépend : la confiance se construit sur une personne, pas sur une marque. |
| d | Le B2B. Les entreprises et les mutuelles paient mieux et plus régulièrement que les femmes, mais leurs cycles de vente sont longs. |
D'où viennent les chiffres
Les chiffres de marché viennent de l'étude (document 01) ; les recherches Google ont été mesurées le 11 septembre 2026 avec DataForSEO. Un clic sur une référence dans le texte mène à sa ligne ici.
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